FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle) Emprunté au moyen néerlandais hoike, heuke, huke (« sorte de manteau »). [1]

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
huque huques
(h aspiré)\yk\

huque (h aspiré)\yk\ féminin

  1. (Histoire) Robe courte portée par les hommes au Moyen Âge, et qui diffère peu du hoqueton primitif.
    • Notre-Seigneur a l’air de sourire. — Notre-Seigneur sourit souvent — il nous dit : « Ne prenez pas ces sortes de choses trop au sérieux, mais enfin il y a des triomphes légitimes, ça n’est pas défendu de triompher, quand Jeanne d’Arc rentrera dans Orléans sous les fleurs et les oriflammes, avec sa belle huque de drap d’or, je ne veux pas qu’elle puisse croire mal faire. Puisque vous y tenez tant, mes pauvres enfants, je l’ai sanctifié, votre triomphe, je l’ai béni, comme j’ai béni le vin de vos vignes. » — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, page 181)
    • Et il était reconnaissable à son bonnet de laine rouge, à sa huque fourrée, à son visage noyé de graisse jaune et à ses petits yeux vifs. — (Anatole France, Le Pain noir)
    • Nous sommes entrés par petits paquets dans une mairie de brique, ex-abbaye affichant les armes de la ville où figure un des clous de la Croix et cette plaque, fière d'annoncer que la Pucelle est passée là en mars 1430. Elle n'a eu qu'un tort : en repartir pour Compiègne pour se faire tirer par la huque à bas de son cheval. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 179)

TraductionsModifier

RéférencesModifier