Étymologie

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(Siècle à préciser) Du latin impositio.

Nom commun

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Singulier Pluriel
imposition impositions
\ɛ̃.pɔ.zi.sjɔ̃\

imposition \ɛ̃.pɔ.zi.sjɔ̃\ féminin

  1. Action d’imposer. — Note : Il n’est d’usage au propre que dans les expressions imposition des mains, imposition des cendres.
    • Les apôtres ont fait de nombreux miracles par l’imposition des mains.
    • Les fidèles reçoivent le Esprit par l’imposition des mains.
    • Les évêques ordonnent les prêtres par l’imposition des mains.
    • L’imposition des cendres nécessite la préparation d'un récipient décent et facile à tenir en main. — (« Règles et cérémonies de Mercredi des Cendres et du Carême » sur ceremoniaire.net → lire en ligne)
  2. (Sens figuré) Action de donner un nom.
    • (Religion) L’imposition du nom est une des cérémonies du baptême.
    • L’imposition d’un nom à telle ou telle découverte.
  3. (Sens figuré) Action d’obliger à quelque chose de pénible, d’onéreux.
    • L’imposition d’une punition, d'une amende.
  4. (Par extension) Action de soumettre à une taxe, à une contribution sociale.
    • Processus évidents sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, dont les gouvernements ne poursuivaient pas la politique de contrôle social, d’imposition et de guerre totale de Louis XIV, notre Roi-Soleil mégalomane. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 52)
    • Puis, sous l'effet combiné d'une reprise dans l’industrie sidérurgique et de la réduction des importations par l’imposition de droits compensateurs, tant aux États-Unis que dans la Communauté européenne, le marché du ferrosilicium s'est redressé au cours du dernier trimestre de 1994. — (« Silice », dans L'Industrie minérale du Québec, Québec : Ministère de l'énergie et des ressources, Direction des communications, 1994, page 127)
    • Le paradigme, c’est celui-ci : une diminution scandaleuse de l’imposition des plus riches depuis 40 ans et, donc, une croissance des revenus à l’avantage des plus fortunés. — (Philippe Léger, Pourquoi la CAQ devrait taxer les riches, Le Journal de Québec, , 14 avril 2021)
  5. (Absolument) Droit, impôt, contribution, imposé sur les choses ou sur les personnes.
    • Dans quatre ou cinq circonstances, il a payé les impositions d'une veuve et donné quelque argent à des enfants abandonnés. Il n'en fallait pas plus pour que quelques esprits grossiers ou superficiels l’amnistiassent des innombrables forfaits qu'il avait commis. — (Philibert Audebrand, Schinderhannes et les bandits du Rhin, Paris : chez E. Jung - Treuttel, Collection Hetzel, 1863, page 260)
    • Au bureau du percepteur, on sait bien à quel nom les impositions sont portées sur les rôles et par qui elles sont payées. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, part. 1, chap. 3.)
    • Voilà bien ma maison, elle est bien à moi, j’en paie les impositions et j’ai un locataire qui ne paie pas son loyer, on a beau dire mais on est bien malheureux d’être propriétaire. — (Laurent Mourguet, Le Déménagement de Guignol, Elardin, 1876)
  6. (Imprimerie) Action ou manière d’imposer les pages d’une forme.
    • Faire l’imposition d’une forme.
    • L’imposition de l’in-octavo est très facile.

Dérivés

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Traductions

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Prononciation

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Voir aussi

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Références

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Étymologie

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Du latin impositio.

Nom commun

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imposition \Prononciation ?\

  1. Imposition.

Prononciation

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