imprécation

Voir aussi : imprecation

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin imprecatio.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
imprécation imprécations
\ɛ̃.pʁe.ka.sjɔ̃\

imprécation \ɛ̃.pʁe.ka.sjɔ̃\ féminin

  1. Souhait de malheurs qu’on fait contre quelqu’un.
    • […] et je m’assis, rêvant à quoi ? à cette pauvre reine que j’avais vue si belle, si heureuse, si aimée ; qui, la veille, poursuivie des imprécations de tout un peuple, avait été conduite en charrette à l’échafaud. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • La Moussotte ne se connaissait plus; elle en oublia de se peigner, cassa de la vaisselle et se répandit par tout le village en imprécations dont l’énergie ne cédait en rien à celle des prophètes de la Bible. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Henri eut un petit rire. Il se souvint tout à coup d’une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, accumulé des bataillons d’imprécations pétaradantes, de prosopopées incendiaires, d’antithèses fulgurantes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 81-82)
    • Nous voici devisant avec des Montalbanais de toutes sortes, gens fins et subtils, très avertis du fléau dont nous recherchons les causes, le dénonçant, le déplorant même, le vitupérant, le décrivant, l’analysant, l’exécrant, l’accablant d’imprécations, mais s’en tenant là. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Elle était envoyée chez le proviseur presque aussi souvent que Dan Swansea, à cause de sa propension à siffler des imprécations du genre : « Tu mourras en enfer, sodomite » aux filles qui roulaient des patins à leurs copains dans les couloirs. — (Jennifer Weiner, Des amies de toujours, Éditions Belfond, traduit de l'américain par Hélène Colombeau, 2011)
  2. (En particulier) (Rhétorique) Figure par laquelle on souhaite des malheurs à celui dont on parle ou à qui l’on parle.
    • Les imprécations de Camille contre Rome dans la tragédie Horace.
  3. (Antiquité) Prière solennelle faite contre quelqu’un pour attirer sur lui la vengeance, la punition divine.

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier