Voir aussi : Indicateur

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du latin indicator.
(1770) Dans le sens d’oiseau de l'ordre des piciformes, le terme fut introduit en 1770 par le naturaliste suédois Anders Sparrman, qui baptisa la première espèce du genre, le grand indicateur (dont le nom scientifique moderne est Indicator indicator), Cuculus indicator. En effet, la zygodactylie des indicateurs et le parasitisme de couvée qu'ils pratiquent avaient poussé Sparrman à penser que cette espèce était une nouvelle espèce de coucou, un groupe d'oiseaux qui parasitent le nid d'autres espèces. Avec les progrès de la taxonomie au XIXe siècle, on en vint à reconnaître qu'ils formaient une famille distincte de piciformes parasites. Indicator, qui a été francisé partir du nom spécifique du grand indicateur (Indicator indicator)[1]. Quant au sens d'indicator, il provient du comportement très particulier du grand indicateur qui consiste à dénicher les nids d'abeilles (dont il se nourrit), et à avertir un "complice" (l'homme, en l'occurrence) de la présence d'un tel nid, sorte de mutualisme où l'un des partenaires bénéficie du miel et des abeilles (le "complice") et l'autre (le "guide") se repaît de la cire et des larves encore présentes dans les alvéoles après le repas de l'autre.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin indicateur
\ɛ̃.di.ka.tœʁ\

indicateurs
\ɛ̃.di.ka.tœʁ\
Féminin indicatrice
\ɛ̃.di.ka.tʁis\
indicatrices
\ɛ̃.di.ka.tʁis\

indicateur \ɛ̃.di.ka.tœʁ\ masculin

  1. Qui indique.
    • Poteau indicateur.

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
indicateur indicateurs
\ɛ̃.di.ka.ttœʁ\
 
Le grand indicateur est la seule espèce d'indicateur (4) pour laquelle il est prouvé qu'elle bénéficie de la présence de l'homme en laissant d'abord ce dernier débarasser la ruche du miel et des abeilles, permettant ainsi aux indicateurs d'accéder au couvain demeuré dans les rayons ainsi que les rayons de cire eux-mêmes qu'il peut manger et est capable de digérer, fait rare dans le monde vivant.

indicateur \ɛ̃.di.ka.tœʁ\ masculin (pour une femme on dit : indicatrice)

  1. Ce qui indique.
    • Ceci, je viens de l’apprendre en consultant l’indicateur-horaire que j’ai acheté à la gare. Il est accompagné d’une longue bande cartographique, pliée et repliée sur elle-même, qui donne le complet développement du railway entre la mer Caspienne et les côtes orientales de la Chine. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Un indicateur coloré permet de réaliser des dosages.
  2. (Métrologie) Outil d’évaluation, élément mesurable ou appréciable permettant de considérer l’évolution d’un processus par rapport à une référence.
    • Ces sociétés devront également mettre en place comme tous les organismes de crédit un contrôle interne des risques, la séparation des fonctions de décision et de contrôle, la signature par une personne dûment habilitée pour l’octroi des prêts, la désignation d’un responsable du contrôle interne et les indicateurs de suivi des résultats de l’activité. — (L. P., « Rénovation énergétique : les règles de fonctionnement des sociétés de tiers-financement publiées au Journal Officiel », article publié sur www.lemoniteur.fr le 26 novembre 2015)
    • L’Arcep a reçu de nombreux témoignages d’une « dégradation progressive et significative de la qualité de service en matière de téléphonie fixe », dégradation confirmée par une enquête qui a révélé que certains indicateurs n’étaient pas respectés au premier semestre (délai de réparation d’une défaillance téléphonique, répartition par ancienneté des instances de réparation…) — (Stéphane Moussie, Orange mis en demeure sur ses obligations de service universel, MacGeneration, 24 octobre 2018 → lire en ligne)
  3. (Police) Homme qui fréquente la pègre et renseigne la police.
  4. (Ornithologie) Nom normalisé donné à quatre genres renfermant 17 espèces d'oiseaux grimpeurs, mangeurs de cire d'abeille (ou d'autres sources telles certains insectes), et du couvain des ruches, de la famille des indicatoridés (ordre des piciformes), qui nichent dans les forêts éparses de l'Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est, et qui sont caractérisés par leur bec conique fort et légèrement incurvé, leur plumage terne mais garni de plages blanches ou jaunes très visibles à distance sur la queue, le croupion ou les flancs, par le parasitisme de couvée qu'ils pratiquent à la façon des coucous, et par leur grande facilité à dénicher les nids d'abeille, une caractéristique dont se sert l'homme qui suit ces oiseaux en Afrique dans leurs déplacements pour recueillir le miel — que les indicateurs ne mangent pas (genres: Indicator, Prodotiscus, Melichneutes et Melignomon).
    • Les indicateurs grimpent, comme les pics, le long des arbres, avec leurs doigts, pour y chercher les larves cachées sous les écorces; ils se nourrissent aussi du miel, de la cire et des nymphes des abeilles; et, comme leur voix criarde, leur vol court et leur caractère peu farouche permettent à l'homme de les suivre, les habitants de l'Afrique sont persuadés que ce coucou appelle le voyageur pour lui indiquer les ruches d'abeilles et partager ensuite avec lui le fruit de sa découverte.— (Emmanuel Le Maout, Histoire naturelle des oiseaux suivant la classification de Geoffroy-Saint-Hilaire, L. Curmer, Paris, 1855, page 123)

NotesModifier

En biologie, le nom binominal et les autres noms scientifiques (en latin) prennent toujours une majuscule. En français, les naturalistes mettent fréquemment une majuscule aux noms de taxons supérieurs au genre.
Un nom vernaculaire ne prend pas de majuscule, mais on peut en mettre une quand on veut expliciter le fait que l’on ne parle pas d’individus, mais que l’on veut parler de l’espèce, du genre, de la famille, de l’ordre, etc.

SynonymesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  • Jolding, James A., Helm's Dictionary of Scientific Bird Names, Christopher Helm, London, 2010