FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1380)[1] Dénominal d’infusion[2][1].

Verbe Modifier

infuser \ɛ̃.fy.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Cuisine, Pharmacie) Placer un aliment dans un liquide, généralement bouillant, pour en extraire les principes solubles.
    • Les médecins prescrivaient leurs ordonnances en mauvais latin et y faisaient entrer par routine une multitude de drogues simples ou composées que l'apothicaire infusait, décoctait, triturait, pulvérisait et mélangeait de mille manières à l'aide de mille procédés minutieux. — (Gustave de Closmadeuc, « La Pharmacie à Vannes avant la Révolution », dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, année 1861, Vannes : chez J.-M. Galles, 1862, p. 21)
  2. Faire pénétrer un liquide dans un corps.
    • La Fable raconte que Médée infusa un sang nouveau dans le corps d’Éson.
  3. (Figuré) Pénétrer, faire pénétrer.
    • Infuser une ardeur nouvelle, une vie nouvelle.
    • De plus, il est possible, dans la plupart des cas, d'infuser de l'altruisme dans des activités en apparence éthiquement neutres. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 163)
    • L’amour et la fraternité, comme des médicaments, pourraient alors infuser dans le corps social en vue d’aider les nécessiteux ou rééduquer les méchants. — (« Darwin », J’ai envie de tuer… les créateurs du site AdopteUnMec, Fakir no 82, page 28, septembre-octobre-novembre 2017.)
  4. (Vieilli) Transfuser.
    • On lui a infusé un sang neuf.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « infuser », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
  2. Jean Dubois, Henri Mitterand, Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique & historique du français, Larousse, 2007.