FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Participe présent du verbe issir, du latin exire, « sortir ».

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin issant
\i.sɑ̃\

issants
\i.sɑ̃\
Féminin issante
\i.sɑ̃t\
issantes
\i.sɑ̃t\
 
Lion issant (sens héraldique a)
 
Dragon issant d’un porche (sens héraldique b)

issant \i.sɑ̃\

  1. (Héraldique)
    1. Qualificatif utilisé pour indiquer qu’un meuble est représenté tronqué comme s’il sortait (mouvement vertical du bas vers le haut) d’un autre meuble, d'une pièce, d'une partition ou d'une zone comme la pointe de l’écu. Ce qualificatif s’applique uniquement aux êtres vivants (animaux, humains, monstres…). Pour les autres cas, on parle de mouvant. À rapprocher de mouvant et naissant.
      • Les armes du nouveau gentilhomme étaient « d'azur à la fasce d'or et pour cimier: lion issant d'argent, tenant en ses pattes une boule du même et d'un torty d'or et d'azur, […] ». — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
      • […]; elle ne signait pas en vain Nieuport-la-Noble ; elle ne portait pas pour rien sur son blason un lion lampassé issant d'une nef et brandissant une hallebarde. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.103)
      • Coupé au 1) d’azur semé de billettes d’or au lion brochant issant du même, au 2) d’or au senestrochère de carnation paré de gueules tenant une palme de sinople mouvant d’une nuée d’azur mouvant du flanc senestre, qui est de la commune de Baume-les-Dames du Doubs → voir illustration « lion issant »
    2. Terme parfois utilisé pour qualifier des êtres vivants sortant d’une grotte, un repaire, etc. même si le mouvement est horizontal.
      • De gueules au château de deux tours et de deux cheminées d'or, ouvert et ajouré du champ, un dragon de sable issant de son porche, accompagné en chef de trois artichauts d'argent rangés en fasce et en pointe d’une moucheture d'hermine du même, qui est de la commune de Cléder du Finistère → voir illustration « dragon issant d’un porche »
      • Étroite, haute, rez-de-chaussée stuqué, très blanc, trois étages de briques roses où ne s’ouvraient qu’à demi des persiennes vert clair, vert d’espérance, avec des feuilles et des ramilles de pots de fleurs issant des lamelles  ; artistement ornée, entre les fenêtres, dans des niches stuquées aussi, de figurines de terre cuite offrant des corbeilles pleines de fruits, pommes, oranges, pêches, la façade flambait de belle humeur pimpante ! — (Catulle Mendès, La Maison de la vieille, 1894.)

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe issir
Participe Présent issant
Passé

issant \i.sɑ̃\

  1. Participe présent du verbe issir.
    • Le bourdonnement sourd, en de vastes prières sonores tout à coup mua, puis un tonnerre de cris joyeux fit retentir et terre et mer, quand de la grève, au bas des célestes clartés, issant du bleu de Prusse un grouillis de Démon, s’étant désenlizés, vint obscurcir le Mont. — (Paul Fort, Contes de ma soeur l’oie et de mon frère le jars, 1947, page 94)

Ancien françaisModifier

Forme de verbe Modifier

issant \Prononciation ?\

  1. Participe présent de issir.
    • ke la garde de la gayole est un service issant de la garde de la porte — (tiré de Year Books of the Reign of King Edward I, A. J. Horwood (éditeur), London, 1866-79. Disponible en ligne grâce à l’Anglo-Norman On-Line Hub.)

Moyen françaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français issant.

Forme de verbe Modifier

issant \Prononciation ?\

  1. Participe présent de issir.
    • Entrant Pantagruel en la salle grande du chasteau, trouva le bon Gargantua issant du conseil — (Rabelais, Le Tiers Livre, chapitre 48.)