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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1850)[1] De jésuite avec le suffixe -ière. Au sens politique, à cause du cursus de formation des saint-cyriens qui passaient par une classe préparatoire tenue par des jésuites (Lycée privé Sainte-Geneviève), et de la collusion d’une grande partie de l’État-Major avec la hiérarchie française de l’Église catholique romaine pour ébranler la République lors de l’affaire Dreyfus. L'expression serait de Gaston de Galliffet, alors ministre de la Guerre.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
jésuitière jésuitières
\Prononciation ?\

jésuitière féminin

  1. (Éducation) (Péjoratif) École, collège ou lycée, tenu par des jésuites.
    • Fils d'émigré, c'est trop peu pour plaire à nos Hommes d'État; il faut avoir été couvé dans quelque jésuitière. — (L. Veuillot, L'honnète femme, dans Le Correspondant, t.5, 1844, p.122)
    • Je crois cependant que le pseudo-humanisme ne se borne pas à cela. Il s'agit, aussi, pour des professeurs de droit et des écoliers frais émoulus des jésuitières ou de la Sorbonne, de concilier en une nouvelle doctrine ce qu'ils appellent la liberté politique et les nécessités de l'organisation économique. — (Pierre Hervé, La Libération trahie, éd. Grasset, 1945, p. 63)
  2. (Histoire) Nom que donnèrent les dreyfusards à l’État-Major durant l’affaire Dreyfus.
    • Ce n’est pas qu’il fût favorable à la jésuitière, comme son prédécesseur le général Billot, ministre du cabinet Méline, qualifiait l’état-major de l’armée. Gallifet était aussi éloigné du cléricalisme que du nationalisme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires : (I) Ma jeunesse orgueilleuse., 1942)
    • Toute la Jésuitière est affolée de rage. […] Négrier est frappé. Sans Négrier, il n’y a point de France. On n’eût pas moins célébré Mac-Mahon la veille de Sedan. — (Georges Clemenceau, Factieux le 1er août 1899 dans L’Aurore - En réunion dans Justice militaire , 1901)


TraductionsModifier

RéférencesModifier