FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Dénominal de jonc.

Verbe Modifier

joncher transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Parsemer de jonc, de feuillages, de fleurs, de branchages verts, pour une cérémonie.
    • Il lui fallait des fleurs, des gerbes, des brassées, des bottes de fleurs.(…).Elle en joncha le tapis, elle en couvrit la couche. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
    • (Par extension)Un vent de mer avait écharpé les frondaisons, jonché les sous-bois de bouleaux de feuilles mordorées, éclairci les halliers […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Sens figuré) Épandre une grande quantité d’objets de façon éparse.
    • Des sculptures cassées jonchaient le sol. D’autres étaient restées au pied des colonnes, debout dans leurs meurtrissures. — (Pierre Nothomb, Les barbares en Belgique, 1915)
    • Pour Pavlov le chemin de la vie fut jonché d’épines, plein d'amertume, de déceptions et de luttes acharnées… — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, page 4, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
    • D’autres s’effeuillent tout de suite et c’est alors plus beau encore de voir le ciel entier que jonche la dispersion d’innombrables pétales soufrés ou roses. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 129)

joncher intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Procéder à la pose de branchages sur le sol des rues où passera une procession.
    • Toute blanche, je m’en vais à l’École par les rues fraîches ; les gars en train de « joncher » crient de gros, d’énormes compliments à la « petite mariée » qui s’enfuit, sauvage. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 197)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier