l’appétit vient en mangeant

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

  1. L’appétit vient en mangeant, la soif s’en va en buvant (Rabelais, 1534, dans Gargantua chap. 5, ligne 108).
  2. D’après le Dictionnaire des curieux (Besançon, 1880, gr. in-8°) de Charles Ferrand.
Jacques Amyot, fils d’un pauvre corroyeur de Melun, se sauva de la maison paternelle, à l’âge de dix ans, à la suite d’une peccadille dont la sévérité de son père lui faisait redouter les conséquences. D'abord petit commissionnaire à Paris, il fut ensuite chargé de conduire des enfants au collège, obtint de s'asseoir dans un coin de la salle pendant les cours, et en profita si bien qu’il devint le savant Amyot, le traducteur de Plutarque, et l’un des véritables créateurs de la belle langue française.
Avant d'arriver aux honneurs, Amyot avait coutume de dire : « Le plus petit bénéfice suffirait à mes vœux. » Le roi lui donna la riche abbaye de Bellozane. Plus tard, l’évêché d’Auxerre étant devenu vacant, Amyot le demanda et l’obtint :
— Je croyais cependant, dit le roi à cette occasion, que vos vœux se bornaient à un petit bénéfice.
— Sire, répondit Amyot, l’appétit vient en mangeant.

Locution-phrase Modifier

l’appétit vient en mangeant \l‿a.pe.ti vjɛ̃‿t‿ɑ̃ mɑ̃.ʒɑ̃\

  1. (Figuré) Plus on possède de choses, plus le désir de possession peut augmenter.
    • Mais l’appétit vient en mangeant, et les travailleurs à Genève se sentent à bon droit stimulés plutôt qu’apaisés dans leurs mouvements revendicatifs par les acquis faisant d’eux, en quelque sorte, des privilégiés dans le pays. — (Jean Steinauer, L’Horloge flétrie, 1984)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier