la fin justifie les moyens

Français Modifier

Étymologie Modifier

 Composé de fin, justifier et moyen.

Généralement attribué à Nicolas Machiavel de manière erronée : son œuvre "Le Prince" exprime cette philosophie en détail mais sans jamais utiliser cette expression. Parfois attribué à Philippe de Commynes[1].

Locution-phrase Modifier

la fin justifie les moyens \la fɛ̃ ʒys.ti.fi le mwa.jɛ̃\

  1. Si le but à atteindre est suffisamment juste ou important, il peut justifier des méthodes immorales, voire illégales ou violentes.
    • À l'extrême, la fin, c'est-à-dire la réalisation même du projet, s'efface devant les moyens : la fin justifie les moyens et tous les moyens sont bons, c'est la réussite à tout prix, sans scrupule, voire au dépens d'autrui. — (André Comte-Sponville, Petit traité des grandes vertus, 1995)
    • Une fois qu’ils auraient « réussi », bien sûr, ils deviendraient des professionnels exemplaires. En l’occurrence, ils étaient confrontés à un dilemme éthique classique : est-ce que la fin justifie les moyens ? — (Howard Gardner, Les 5 formes d'intelligence pour affronter l'avenir, Odile Jacob, Paris, 2009, page 159)
  2. Signifie que l'on est prêt à utiliser tous les moyens à sa disposition pour atteindre ses fins indépendamment que les fins ou les moyens soient considérées injustifiables, inacceptables, condamnables ou immorales pour d'autres.
    • Les Pères conscrits de la République étaient avant tout ce que certains nomment de nos jours des gens pratiques. Pour eux la fin justifiait les moyens. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)

Variantes Modifier

Traductions Modifier

Prononciation Modifier

  • Lyon (France) : écouter « la fin justifie les moyens [Prononciation ?] »

Références Modifier