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la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIXe siècle) Il y avait déjà une phrase semblable dans le XVIIIe siècle :
  • Puisqu’on ne peut donner que ce que l’on a, & que cette soumission de notre volonté à celle de Dieu, est un trésor qui ne se trouve que dans l’obéissance, il faut s’exercer toujours de plus en plus à cette vertu, […]. — (L’espret de Sainte Therese, 1775, p. 243)
  • Tout cela ne vaut pas une des strophes que vous m’avez envoyées ; mais chaque champ ne produit pas des roses ; on ne peut donner que ce qu’on a. — (Voltaire, Œuvres complètes de Voltaire, tome 66, 1785, p. 51)

Locution-phrase Modifier

la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a \la ply bɛl fij dy mɔ̃d nə pø dɔ.ne kə sə k‿ɛ.l‿a\

  1. Nul ne peut donner ce qu’il n’a pas.
    • On faisait alors son chemin par les femmes sans en rougir. Celles qui n’étaient que belles donnaient leur beauté, et de là vient sans doute le proverbe que la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, Chap. XI, Dufour & Mulat, Paris, 1849, p. 89)
    • « Ohabolana » est un mot couramment traduit en français par « proverbe ». Un « ohabolana » français nous assure que « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a », à quoi Valéry répondit pince-sans-rire : « Mieux vaut souvent qu’elle le garde ! », […]. — (Bakoly Domenichini-Ramiaramanana, Du ohabolana au hainteny : langue, littérature et politique à Madagascar, Karthala éditions/CRA, 1983, p. 18)

TraductionsModifier