FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle) De l’ancien français leu garoul, composé de leu (« loup ») et de garoul, variante de garulf, garwaf, garval, garvalf, emprunt à l’ancien bas-francique *wariwulf (« loup-garou »), d’où le néerlandais weerwolf.
En somme, comme le fait remarquer Henriette Walter d’un point de vue étymologique, ce mot est un pléonasme puisque garou, de l’ancien bas-francique *wariwulf, veut déjà dire « homme-loup »[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
loup-garou loups-garous
\lu.ɡa.ʁu\
 
Le loup-garou, illustration de Lucas Cranach l’Ancien vers 1512.

loup-garou \lu.ɡa.ʁu\ masculin (pour une femelle on peut dire : louve-garou, louve-garelle)

  1. (Mythologie) (Fantastique) Personnage légendaire, malfaisant, qui se métamorphose en loup. → voir lycanthrope
    • VALÈRE
      Que dis-tu de ce bizarre fou ?
      ERGASTE
      Il a le repart brusque, et l’accueil loup-garou.
      — (Molière, L'École des maris, 1661, Acte I, scène 4)
    • LISETTE
      Vous, si vous connaissez des maris loups-garous,
      Envoyez-les au moins à l’école chez nous.
      — (Molière, L'École des maris, 1661, Acte III, scène 9)
    • Il est bien probable que ce scélérat de Lycaon que dans son propre palais Jupiter prit la peine de changer en loup, fut un des premiers et sera toujours le plus célèbre des loups-garous anciens et modernes. — (Louis Du Bois, Recherches archéologiques, historiques, biographiques et littéraires sur la Normandie, Paris : Dumoulin, 1843, page 297)
    • Ils affirmaient, « avec preuves à l’appui », que les loups-garous courent la campagne, que les vampires, appelés stryges, parce qu’ils poussent des cris de strygies, s’abreuvent de sang humain, que les « staffii » errent à travers les ruines et deviennent malfaisants, si on oublie de leur porter chaque soir le boire et le manger. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 17-27)
    • Quant à la hyène, sa forme étrange, ses allures mystérieuses, son invisibilité le jour et les ricanements sinistres par lesquels elle annonce sa présence la nuit, en font pour l’indigène une espèce de vampire ou de loup-garou. On lui attribue le pouvoir de fasciner l’homme, qu’elle entraîne ensuite à sa tanière pour le dévorer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 224)
  2. (Figuré) (Familier) (Vieilli) Homme d’humeur farouche, qui ne veut avoir de société avec personne.
    • À force de querelles, de coups, de lectures dérobées et mal choisies, mon humeur devint taciturne, sauvage ; ma tête commençait à s’altérer, et je vivais en vrai loup-garou. — (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782-1789, Livre I)

NotesModifier

On rencontre moins fréquemment les féminins louve-garelle et louve-garolle.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

HyperonymesModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Henriette Walter et Pierre Avenas, L’étonnante histoire des noms des mammifères, 2003