FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Mot dérivé de lycée avec le suffixe -en.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin lycéen
\li.se.ɛ̃\
lycéens
\li.se.ɛ̃\
Féminin lycéenne
\li.se.ɛn\
lycéennes
\li.se.ɛn\

lycéen \li.se.ɛ̃\ masculin

  1. De lycée.
    • Et cette jolie fille [des tréteaux] aux cheveux rouges (…) qui de nous ne l'a aimée et admirée, et ne lui a consacré quelques rêveries de sa jeunesse lycéenne. — (Nerval, Bohême gal., 1855, page 246)
    • Depuis cinq ans bientôt qu'en soupirant il a
      Pris l'habit lycéen, chaque jour il vient là,
      S'asseoit avec son livre, et, dans la solitude,
      De l'heure du plaisir fait une heure d'étude.
      — (Murger, Nuits d’hiver, 1861, page 132)
  2. Relatif à l'enseignement reçu au lycée.
    • D'ailleurs, à l'heure même où nous tentions de nous dégager d'elle, c'était notre trop bonne formation lycéenne qui continuait à dicter nos jugements. — (L. Febvre, Combats pour hist., 1935, page 44)
    • Les enfants les plus éloignés de la culture lycéenne. — (Antoine, Passeron, Réforme, 1966, page 201)
  3. Juvénile, puéril, potache.
    • Que tu es lycéen, mon cher Albert ! − Déjà, j'avais eu quelques lointains soupçons : ma vierge ne me paraissait pas très immaculée. — (Borel, Champavert, 1833, page 163)

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
lycéen lycéens
\li.se.ɛ̃\

lycéen \li.se.ɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : lycéenne)

  1. Élève d’un lycée.
    • Cette profonde préoccupation était justifiée par les attachantes merveilles des Mille et une Nuits et par un uniforme de lycéen. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • L’importance qu’on accorde dans ces milieux, à la virginité de la jeune fille livrée, dotée et intacte, le jour de son mariage, le refus jusqu’à l’extrême fin de siècle, des techniques de sexualité d’attente, autrefois la règle dans la société rurale, procurent aux filles publiques, et cela malgré la police des mœurs, une large clientèle de lycéens. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
    • Nos lycéens séchaient les cours pour se retrouver dans des bouis-bouis où ils s’essayaient aux jurons employés par leurs parents, la langue brûlée par le café sucré. — (Nick Dybek, La mer les emportera, Presses de la Cité, 2014)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier