médiocrement

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de médiocre avec le suffixe -ment.

Adverbe Modifier

médiocrement \me.djɔ.kʁə.mɑ̃\

  1. D’une façon médiocre.
    • Un roi médiocrement savant. — (Blaise Pascal, dans COUSIN.)
    • Qu'Orosmane immole Zaïre à sa jalousie ; une femme sensible y voit sans effroi le transport de la passion ; car c’est un moindre malheur de périr par la main de son amant, que d’en être médiocrement aimée. — (Jean-Jacques Rousseau, Lettre à d’Alembert.)
  2. Peu ; pas beaucoup.
    • Dès qu'il s'éloigne du sol natal, sa pensée y retourne avec un charme douloureux et persistant. Dole, Dijon, Auxerre, Joigny, Sens, Fontainebleau, tous ces grands relais de poste, n'intéressaient que médiocrement les deux enfants. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 16)
    • On a fêté médiocrement l'anniversaire des Trois Glorieuses qui délivrèrent la France des Bourbons et amenèrent Philippe sur le trône. — (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, page 94)
    • Leur mauvaise humeur s'accentuait quand ils constataient que le chef du gouvernement semblait médiocrement épris de la réforme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Qu'ils avaient affaire à un homme [Richelieu] qui ne voulait pas médiocrement ce qu’il voulait, et qui n'avait pas accoutumé de trouver de la résistance, ou de la souffrir impunément. — (Paul Pellisson, Historique de l’Acad. I.)
    • Nous revenions médiocrement couverts de lauriers. — (Antoine Hamilton, Grammaire 8.)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier