métissage

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1837)[1] Dérivé de métis avec le suffixe -age. Note : le suffixe -age suppose un verbe ; métisser n’est attesté qu’en 1874.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
métissage métissages
\me.ti.saʒ\

métissage \me.ti.saʒ\ masculin

  1. (Élevage) Croisement d’une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur[2].
    • Le métissage se pratique avec succès sur l’espèce ovine.
    • À mesure que le métissage continue, la nouvelle race s'améliore.
    1. (Botanique) Croisement de variétés végétales différentes, mais appartenant à la même espèce.
      • L’hybridation et le métissage, autrement dit la fécondation croisée, s’effectuent naturellement par suite de la promiscuité des diverses vignes cultivées ou sauvages. Dans ces conditions il n’est pas téméraire, et c’est l’opinion du plus grand nombre, de regarder la plupart au moins de nos variétés du V. Vinifera comme le résultat de croisements naturels, en un mot comme des métis. — (Léon Degrully, Le Progrès agricole et viticole, Journal d’agriculture méridionale, Montpellier, Imprimerie Serrre et Ricôme, 1892, page 522)
    2. (Apiculture) Croisement d’abeilles de races différentes.
      • Le métissage a des résultats différents, suivant qu’une reine commune est fécondée par un bourdon italien, ou qu’une mère italienne est fécondée par un mâle ordinaire. Les suites de celle mésalliance ne sont apparentes que dans les femelles qui en proviennent, et les mâles conservent purs les caractères génériques de la mère. — (La Feuille du cultivateur, Tome 1, Bruxelles, Librairie agricole d’Émile Tarlier, 1859, page 217)
  2. Croisement entre humains appartenant à des races différentes[1].
    • L'esclavage, la guerre, l'Islam ont donné lieu à des métissages dont Nachtigal note les degrés entre Arabes et gens du Bornou. — (Paul Vidal de La Blache, Principes de la géographie humaine, 1921, p.282)
    • D’un personnage issu d’un croisement entre Anglais et Indienne, Karl May note : « Il rassemblait les qualités physiques et les défauts moraux de ses parents. » La formule est bien remarquable. Elle laisse croire que le métissage est profitable pour le corps, mais pernicieux pour l’âme. La présence dans le même individu de gènes différents en ferait une sorte de surhomme. Celle de deux cultures, un sous-homme. — (Michel Tournier, Karl May, voleur, mythomane et conteur de génie, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, pages 127-128)
  3. (Figuré) Croisement, mélange de cultures.
    • Métissage culturel.

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier