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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin mane (« matin »), canto (« chanter ») et -erie. Littré[1] le fait dériver de manicare (« aller de bon matin ») mais le sens est plutôt « chanterie qui prend tôt [les enfants] » plutôt que « [école où] on va tôt le matin ».

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
manécanterie manécanteries
\ma.ne.kɑ̃.tʁi\

manécanterie \ma.ne.kɑ̃.tʁi\ féminin

  1. École de chant liturgique et profane.
    • La manécanterie des petits chanteurs à la croix de bois.
    • Mon père aurait bien voulu nous mettre au collège, mais c'était trop cher. «Si nous les envoyions dans une manécanterie ? » dit Mme Eyssette ; […] comme Saint-Nizier était l'église la plus proche, on nous envoya à la manécanterie de Saint-Nizier. — (A. Daudet, Le Petit Chose, 1868)
    • Comme il [J. J. Rousseau] n'y avait [au séminaire] pris goût qu'à la musique d'église, sa protectrice [Mme de Warens] le mit en pension chez le directeur de la manicanterie, nommé Lemaître. — (E. GÉRUZEZ, Mélanges et pensées, 1866)
    • Samedi matin, vers quatre heures, un affreux accident est arrivé dans la maison dite de la manicanterie de Saint-Jean, qui s'élève entre la cathédrale, l'avenue et la cour de l'archevêché à Lyon. — (Journ. des Débats, 6 juillet 1875)

VariantesModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  • Émile LittréDictionnaire de la langue française, 1872-1877 → consulter cet ouvrage