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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Autrefois, on disait « marquer d’un caillou blanc ».
Le noir (absence totale de couleur) et le blanc (mélange de toutes les couleurs visibles) ont toujours été opposés :
Le noir, c’est l’ombre, le malheur, la négation.
Le blanc, c’est l’éclat, la lumière, le bonheur.
Et depuis longtemps, les pierres blanches (comme les noires) ont des rôles particuliers. En voici quelques exemples :
Dans l’antiquité, les membres d’un jury disposaient de deux cailloux, un blanc et un noir. Selon qu’ils considéraient l’inculpé comme coupable ou innocent, ils devaient poser devant eux le caillou noir ou le blanc. À la même période, le caillou blanc, gravé au nom de l’invité, servait aussi de « carton d’invitation » pour les banquets[1]. Dans une histoire de la philosophie tibétaine, les cailloux blancs marquent les pensées positives, les cailloux noirs, celles négatives.
Avec le long passé d’utilisation des cailloux blancs, il était donc assez normal qu’on les utilise sur un calendrier pour marquer les jours où un événement heureux ou très positif s’était produit.

Locution verbale Modifier

marquer d’une pierre blanche \maʁ.ke.dyn.pjɛʁ.blɑ̃ʃ\ (se conjugue → voir la conjugaison de marquer)

  1. Signaler une période de temps comme faste et particulièrement mémorable parce qu’un événement heureux ou favorable s’y est produit.
    • C’est une journée à marquer d’une pierre blanche.
    • Nous marquerons d’une pierre blanche le jour de votre arrivée parmi nous.
  2. Faire date, compter particulièrement, en parlant d’un événement.
    • Ce film a marqué d’une pierre blanche l’histoire du cinéma d’animation.

AntonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Lyon) : écouter « marquer d’une pierre blanche [Prononciation ?] »

Voir aussiModifier

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