Voir aussi : mâtines, mâtinés

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIe siècle)[1] Du latin matutina (« matinale »)[1], sous-entendant hora ou missa.

Nom commun Modifier

matines \ma.tin\ féminin pluriel - Note d’usage : rare au singulier, dans l’expression chanter matine.

  1. (Christianisme) Première partie de l’office divin, contenant un certain nombre de psaumes et de leçons qui se disent ordinairement très tôt le matin.
    • Il aimerait mieux entendre, au point du jour, la trompette sonner le boute-selle pour monter à cheval, que la cloche tinter matines pour courir à l’église! — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • La renommée vous proclame un moine jovial, qui a l’habitude d’entendre sonner matines avant de quitter son verre, …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Dans Mam’zelle Nitouche, fort de son expérience, Hervé créa l’archétype du personnage double, à la fois Célestin pour les cocottes du demi-monde et Floridor pour les grenouilles de bénitier de matines et de vêpres. — (Jean-François Kahn, Faut-il faire la guerre à BHL ?, dans Marianne n°670 du 20 février 2010)
    • Dans les vigiles, les prières fériales se disent seulement à matines et dans les Heures : mais aux vêpres suivantes on ne les dit point, parce que de là on fait de la fête. — (Pierre Jean Baptiste de Herdt, Pratique de la liturgie selon le rit romain, traduit de la 3e édition latine par F.-L.-M. Maupied, tome 2, Paris : chez Gaume frères & J. Duprey, 1858, page 218)

DérivésModifier

HyponymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier