Étymologie

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→ voir mauvaise, foi

Locution nominale

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mauvaise foi \mɔ.vɛz fwa\ féminin

  1. Hypocrisie dans les paroles, dans les propos.
    • Le Truculentus représente la vie et les gestes d'une gueuse, qui, par sa rapacité, ses éhontements et l'impudence de sa mauvaise foi, révolterait même les blasés de nos petits théâtres. — (Edelestand Pontas Du Méril, Histoire de la comédie ancienne, Paris : chez Didier & Cie, 1869, volume 2, page 285)
    • Silence, voyons, dit le maire. Chacun doit écouter avec courtoisie l'adversaire, même s'il est de mauvaise foi, même s'il manque de civilité ! Exprimons-nous poliment. Rétorquons de même, sans nous départir de sang-froid. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • « Les photos que je fais, tout le monde pourrait les faire », nous disent ainsi, avec une parfaite mauvaise foi, Henri Cartier-Bresson ou Édouard Boubat. Mauvaise foi en effet, parce que c’est nier leur propre talent créateur, et ils seraient désagréablement surpris si on les croyait sur parole. — (Michel Tournier, Raconte-moi une histoire…, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 24)
  2. (Philosophie) Dans la philosophie sartrienne, posture de la personne qui joue le rôle qui lui est attribué par la société ou par une autre instance extérieure à elle, sans prendre conscience de sa liberté totale d'humain.
    • L'exemple illustre ce que les sartriens appellent la « mauvaise foi », c'est-à-dire notre capacité de nous mentir à nous-mêmes et de nous persuader qu'il n'y a rien à faire, qu'il faut accepter de jouer des rôles prescrits et définis par les autres. Être de mauvaise foi veut également dire renoncer à sa liberté et à son authenticité en se glissant tranquillement dans le moule social. — (Mustafa Fahmi, La promesse de Juliette, éditions La Peuplade, Saguenay (Québec), 2021, page 147)

Quasi-synonymes

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Antonymes

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Traductions

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Prononciation

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Voir aussi

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