melliflue

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Emprunté du bas latin mellifluus (« d’où coule le miel »).

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
melliflue melliflues
\mɛ.li.fly\

melliflue \mɛ.li.fly\ masculin et féminin identiques

  1. (Vieilli) Qui abonde en miel, qui fait le miel.
    • Je ne sais pas à quel dessein
      Cette cohorte melliflue
      Vint par l’air en guise de nue.
      — (Paul Scarron, Virgile travesti, VII, 1648-1653)
  2. (Vieilli) (Figuré) (Péjoratif) Qui distille du miel, qui est doucereux.
    • Serions-nous ensorcelés par le ton papelard des Raminagrobis, par la traîtrise de ce langage melliflue qui, parfois, nous arrive sur les ondes ? Un récent ouvrage, au titre fallacieux, fait mesurer toute l'illusion de ceux qui rêvent une prochaine réconciliation entre l’Église et les Fils de la Veuve. — (Jacques d'Arnoux, Les sectes maçonniques, dans Nouvelles paroles d'un revenant (justice pour Dieu), Nouvelles Éditions Latines, 1965, p. 55)
    • Las ! il arrive trop tard : celui-ci vient d'être octroyé à un bel esprit de la Cour, melliflue à souhait, et dont l'éloquence vive et légère fait l'admiration des ruelles. — (Jean-Michel Royer, François Mitterrand élu à L'Académie française : discours de réception et autres textes de circonstance, Paris : chez Balland, 1989)
  3. (Vieilli) (Figuré) (Littéraire) Qui a la douceur, la suavité du miel.
    • « Êtes-vous absolument certains qu’il ne s'agissait pas simplement de brigands ? » s’enquit sous lui, depuis la table du conseil, Varys, d’un ton melliflue. — (George R. R. Martin, Le trône de fer, 1996 - traduit par Jean Sola, 1998)

Variantes orthographiquesModifier

Bien que moins cohérente sur le plan étymologique, on rencontre parfois la graphie melliflu.

Apparentés étymologiquesModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier