Étymologie

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(1080) De l’ancien français mençunge, issu du latin populaire *mentiōnica, variante de *mentiōnia (d’où l’ancien français mensoigne), neutre pluriel du bas latin mentio « mensonge », proprement « mention », sous l’influence de mentīrī « mentir ; feindre ». À rapprocher de l’ancien occitan mensonega.

Nom commun

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Singulier Pluriel
mensonge mensonges
\mɑ̃.sɔ̃ʒ\

mensonge \mɑ̃.sɔ̃ʒ\ masculin

  1. Propos contraire à la vérité, tenu avec dessein de tromper.
    • Les paroles que nous échangions, nous n’y prêtions l’un et l’autre aucune importance. Nous savions que nous ne nous trompions pas l’un l’autre en les échangeant. Quand le mensonge est si apparent, il n’est même plus le mensonge. — (Pierre Benoit, La Chaussée des géants, 1922, Albin Michel, réédition Le Livre de Poche, page 269)
    • On s’en sort des humiliations quotidiennes en essayant comme Robinson de se mettre à l’unisson des gens riches, par les mensonges, ces monnaies du pauvre. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 496)
    • « Dans un amitié de quarante ans, si on laisse un petit mensonge, c’est comme un pierre pointue dans le soulier du facteur de la poste… André, dis-moi la vérité ! » — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, Le Livre de Poche, page 57)
    • La plupart des auteurs depuis Saint Augustin font une différence entre le mensonge officieux dont la finalité est l'utilité, le mensonge plaisant destiné à faire rire et le mensonge pernicieux toujours condamnable. Certains y ajoutent le mensonge de convenance ou de politesse, le mensonge pédagogique que maints éducateurs croient devoir utiliser dans l'intérêt de la jeunesse, le pieux mensonge etc. qui tous, d'une manière ou d'une autre, se rattachent aux premiers. — (Jean Ferrari, L'année 1797 du Droit de mentir, dans L'année 1797: Kant, La métaphysique des mœurs, sous la direction de Simone Goyard-Fabre & Jean Ferrari, Librairie J. Vrin, 2000, page 104)
    • Puisqu'il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l'obligation d'être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. — (Raphaël Enthoven, Le Mensonge, Philosophie magazine n° 20, novembre 2009)
    • Le mensonge est laborieux, mentalement exigeant, il nécessite de l'entraînement et un certain talent. — (Cyrille Barrette, La vraie nature de la bête humaine, Éditions Multimonde, 2020, page 244)
    • On pourrait également être plus cynique et affirmer, comme Mark Twain: «Il y a trois sortes de mensonges: les petits mensonges, les grands mensonges et les statistiques.» — (Luc Laliberté, COVID, vaccins et paradoxe de Simpson, journaldemontreal.com, 2 septembre 2021)
    • Les mensonges ne mènent pas loin. Avec un mensonge on va loin, mais sans espoir de retour.
  2. (Poétique) (Littéraire) Fable, fiction, invention.
    • La poésie vit de mensonges.
    • Les aimables mensonges de la Fable.
  3. (Sens figuré) Erreur, vanité, illusion.
    • Le monde n’est que mensonge.

Synonymes

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Dérivés

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Proverbes et phrases toutes faites

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Traductions

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Prononciation

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Voir aussi

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  • mensonge sur l’encyclopédie Wikipédia  

Références

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Nom commun

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mensonge *\Prononciation ?\ féminin

  1. Variante de mençonge.

Références

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