merveille

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin mirabilia (« chose admirable »)

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
merveille merveilles
\mɛʁ.vɛj\

merveille \mɛʁ.vɛj\ féminin

  1. Chose qui cause une grande admiration.
    • La moindre photographie nous apprend cent fois plus sur le Parthénon qu'un volume consacré à vanter les merveilles de ce monument. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.195)
    • L'œuvre est imprimée à Genève : à quelques lieues de là, sur les rives du même lac, les notables de Vevey siègent sous un miroir hémisphérique, une merveille qui nous est conservée et qui suscite la rêverie. — (Denis Hüe, « Miroir de mort, miroir de vie, miroirs du monde », dans Miroirs et jeux de miroirs dans la littérature médiévale, sous la direction de Fabienne Pomel, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 60)
    • Pic de la Mirandole fut regardé comme la merveille de son siècle.
    • (Familier) Ce n’est pas grande merveille, ou, par ironie, Voilà une belle merveille, se dit pour rabaisser une chose, une action que quelqu’un veut faire passer pour admirable.
  2. (Cuisine) (Sud-ouest de la France) Beignet.
    • Les merveilles ne sont pas particulières à Genève ; on en fait aussi dans la Dordogne. — (Littré)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • merveille sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin mirabilia (« choses admirables »).

Nom commun Modifier

merveille \Prononciation ?\ féminin

  1. Merveille.
    • tenir a merveille, s’étonner.
    • Dist li paiens : merveilles en ai grant. — (Chanson de Roland, laisse numéro XL, circa 1100.)
    • Ce est merveille que Deus le soufre tant. — (idem, CXXXII)
    • À tant [ils] saillent hors du batel,
      Et vinrent à Jehan isnel,
      Cui il voient faire mervelles.
      — (Bl. et Jeh. 4356, XIIIe siècle.)
    • Et disoient que il avoient trouvé merveilles de diverses bestes sauvages et de diverses façons. — (Jean de Joinville, 220, XIIIe siècle.)

VariantesModifier

SynonymesModifier

DérivésModifier

  • merveillier
  • n’est merveille — il n’est pas étonnant
    n’estoit merveille si ert noircie — (Vie de sainte Marie l’Égyptienne, ms. 3516 de la Bibliothèque de l’Arsenal, f. 115v. a.)

RéférencesModifier