meurtrier

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1165) De murtrier, lui-même de meurtre.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
meurtrier meurtriers
\mœʁ.tʁi.je\

meurtrier \mœʁ.tʁi.je\ masculin (pour une femme, on dit : meurtrière)

  1. Celui, celle qui a commis un meurtre.
    • Un infâme meurtrier leur avait déjà assassiné le brave M. de Mouy, à ces pauvres gens. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • […], la comtesse fit incarcérer le meurtrier et, après jugement, celui-ci fut pendu. L'exécution eut lieu le jour de Pourim. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Un pareil crime, si près du commissariat, en bordure du passage où le meurtrier risquait à son insu d'être surpris, se présentait, de prime abord, comme l'acte d'un fou, […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • La première fois que j'ai ressenti cette nostalgérie, c'était après la mort de mon frère Nazim. On ne connaissait pas encore son meurtrier, nous cherchions à en savoir plus. — (Rayhana, Le prix de la liberté, Flammarion, 2011)

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin meurtrier
\mœʁ.tʁi.je\
meurtriers
\mœʁ.tʁi.je\
Féminin meurtrière
\mœʁ.tʁi.jɛʁ\
meurtrières
\mœʁ.tʁi.jɛʁ\

meurtrier

  1. Qui cause la mort de beaucoup de personnes.
    • Il n’avait pas son fusil et, inconsciemment, jetant un regard circulaire autour de lui, chercha une arme meurtrière. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Je rentre de Craonne. Nous avons perdu trop d'hommes irremplaçables dans cette affaire. Et celle-ci fut la plus meurtrière que je sache. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.82)
    • Je faillis poser le pied sur un énorme centipède, à morsure meurtrière; ce n'était partout que mort et désolation. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Or, nous devons tout essayer pour maintenir peuplés ces plateaux de sol ingrat et non chercher à éloigner la population, l'obligeant à vivre dans des usines malsaines, à s'embaucher dans des ardoisières meurtrières, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier