FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de miner et -able.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
minable minables
\mi.nabl\

minable \mi.nabl\ masculin et féminin identiques (superlatif : minablissime, minabilissime)

  1. Qui semble être miné, usé par la misère, par le chagrin.
    • Air minable.
    • Mais en le voyant si minable, si fini, elle éprouva un dernier apitoiement. — (Émile Zola, Nana, 1881)
    • Quand un convalescent bien minable s’apprêtait à quitter le service, M. Potain, au moment du départ, lui glissait un billet de cinq cents francs dans la main. S’il s’agissait d’une femme d’ouvrier, d’une mère de famille, c’était davantage. Cela fait, il se sauvait à grandes enjambées, comme un voleur, sans écouter les remerciements, les balbutiements de la gratitude. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 130)
  2. (Par extension) Qui ne paie pas de mine, misérable.
    • Vêtements minables.
  3. (Péjoratif) Faible, petit, pitoyable, ou encore faux, hypocrite.
    • Une critique minable.

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
minable minables
\mi.nabl\

minable \mi.nabl\ masculin et féminin identiques

  1. (Injurieux) Individu sans importance, sans intelligence ou force physique.
    • C'est là que ma colère explose : « Ce sont des cague-brailles, des minables, des traîtres doublés d'idiots, c'est une honte pour la France, d’abandonner en rase campagne des gens, ça nous coûtera une fortune ! Il aura ma démission. » — (Arnaud Montebourg, L'engagement, Éditions Grasset, 2020)

PrononciationModifier

RéférencesModifier

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