ministère

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin ministerium.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
ministère ministères
\mi.nis.tɛʁ\

ministère \mi.nis.tɛʁ\ masculin

  1. Emploi ou charge qu’on exerce.
    • Ces sortes d'affaires s'instruisent sans huissiers ni défenseurs. Le ministère de ceux-ci est déclaré n'être pas obligatoire, et le surcroît de frais qu'il eût occasionné être irrépétible. — (Revue pratique de droit français: jurisprudence, doctrine, législation, dirigée par A. Marescq & E. Dujardin, tome 28, 1880, p. 208)
    • Satisfaire aux obligations, remplir les devoirs de son ministère.
  2. (En particulier) (Droit) Fonction d’un huissier.
    • Opérer une saisie par ministère d’huissier.
  3. (En particulier) (Religion) Sacerdoce, fonctions d’un prêtre.
    • Je fus un instant sur le point de céder, et de me servir de son ministère, non point pour lui dire ce qu'il attendait sans doute, un grand secret, mais afin de m'éprouver moi-même, et de savoir ce que ces secours religieux produiraient sur mon esprit. — (Barthélémy Saint-Hilaire, Louvel, dans la Revue des deux mondes, volume 6, 1832, page 288)
    • Jacques Monceau de Tournai avait étudié à Genève en 1566 et y avait exercé le ministère ; appelé au pastorat d’Anvers, il vint visiter Lille. — (Charles-Louis Frossard, L’Église sous la croix pendant la domination espagnole, 1857)
  4. Entremise de quelqu’un dans une affaire, le service qu’on rend à une autre personne dans quelque emploi, dans quelque fonction.
    • Il nous a offert, il nous a prêté son ministère. — Vous pouvez compter sur son ministère.
  5. (En particulier) Fonction des ministres chargés du soin des affaires publiques et dont l’ensemble constitue le gouvernement.
  6. (Spécialement) Le département qu’ils administrent.
    • La première escarmouche se produit avec la discussion relative aux crédits nécessités par la création de deux ministères nouveaux : celui des Postes et Télégraphes et celui des Beaux-Arts. — (Alexandre Zévaès, Histoire de la Troisième République 1870 à 1926, Éditions Georges-Anquetil, 1926, page 209)
    • Il faudrait représenter Rabourdin habillé en boucher, mais bien ressemblant, chercher des analogies entre un bureau et une cuisine, lui mettre à la main un tranche-lard, peindre les principaux employés des ministères en volailles, les encager dans une immense souricière sur laquelle on écrirait : Exécutions administratives, et il serait censé leur couper le cou un à un. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
  7. Temps pendant lequel la personne dont on parle a été ministre.
    • Il s’est fait de grandes choses pendant son ministère.
  8. (Par extension) Ensemble des bureaux placés sous la direction d’un ministre et aussi le bâtiment où se trouvent ces services et la résidence du ministre.
    • Les bureaux d’un ministère.
    • Aller au ministère.
    • Il passa devant le ministère de la Guerre.
  9. (Collectivement) (Vieilli) (Politique) Ensemble des ministres ; gouvernement.
    • Dès le début du règne de Louis-Philippe, devait naître, à l’initiative de certains présidents du conseil, la question de confiance aux députés, soit à l'occasion de certains votes législatifs, soit au moment de la constitution du ministère. — (Alain Laquièze, Les origines du régime parlementaire en France, 1814-1848, Presses Universitaires de France, 2014)
    • Entrer dans le ministère. — La chute du ministère. — Former, remanier un ministère.

SynonymesModifier

Période pendant laquelle un ministre a exercé sa fonction

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier