FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) De mon oncle.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
mononcle mononcles
\mɔ.nɔ̃kl\

mononcle \mɔ.nɔ̃k\ ou \mɔ.nɔ̃kl\ masculin (pour une femme, on dit : matante)

  1. (Québec) (Langage enfantin) (Vieilli) Oncle.
    • Mon mononcle construit des maisons.
    • Il ne semble pas se passer grand-chose entre les parents, les couples formés par leurs enfants et le « mononcle » célibataire, dont on croirait qu’il est un peu faible d’esprit. — (Solange Lévesque, À voir à la télévision le lundi 4 juillet - Au-delà des mots, Le Devoir, 02 et 03 juillet 2005)
    • Ils ont beau être suivis par 230 000 personnes, ce qu’ils disent n’est pas plus intéressant que ce que disait votre mononcle camionneur quand il parlait à sa femme sur son CB, une Mol tablette entre les cuisses et un paquet de Craven A dans la poche de sa chemise hawaïenne. — (Richard Martineau, Vaccination: les imbéciles sont l’exception, Le Journal de Québec, 1er mai 2021)
  2. (Québec) (Par extension) Personne hors de la famille pour laquelle quelqu’un de plus jeune a une affection de type filial.
  3. (Québec) (Populaire) (Par plaisanterie ou par imitation du langage des enfants) Appellation désignant un oncle, utilisée aussi par les adultes.
    • Empruntez le one piece de ski-doo de mononcle Mario, sortez le passe-montagne mauve que vous portiez en 1993 et trouvez des guêtres funky comme celles de Sophie Tremblay dans La guerre des tuques. — (Voir, 19 janvier 2012)
  4. (Québec) (Par extension) (Péjoratif) Personne un peu ringarde, ayant une mentalité d’une autre époque.
    • Parenthèse: vous remarquerez que le Mononcle freake un peu sur la drogue. Tout de suite après « gauchiste », dans son registre d’insultes, on trouve « maudit drogué », ou « poteux ». — (David Desjardins, Voir, 13 octobre 2011)
    • Un croise­ment de Conrad Black, de Hugh Hefner… et du vieux « mononcle » qui vous fait honte avec ses blagues cochonnes. — (L’Actualité, 14 octobre 2011)
    • Qu’est-ce qu’un mononcle? Si on en croit la vulgate féministe, c’est un homme de l’ancien temps, dominateur, grossier et qui jouit inconsciemment de ses privilèges patriarcaux. On l’imagine aussi mal fagoté, avec une cravate ridicule, ou encore, d’un absolu débraillé, à la camisole tachée, mais bavant devant les belles femmes et réclamant le droit de leur tapoter les fesses sans qu’elles ne se fâchent. En gros, c’est un sale type. — (Mathieu Bock-Côté, « La mononclophobie », Le Journal de Montréal, 10 novembre 2015)
    • Les Chiefs seront favoris, mais mon cœur sera avec les Bucs parce qu’on ne les voyait pas là en début d’année, et parce que Tom Brady fait rajeunir tous les « mononcles » comme moi... le temps d’un après-midi. — (Joseph Facal, Super Bowl: notre fascination pour la violence, Le Journal de Québec, 6 février 2021)
  5. (Québec) (Par extension) (Péjoratif) Personne qui a ou semble avoir un âge avancé et qui se montre lente, inoffensive et sans envergure. Note : On dit souvent dans ce sens p’tit mononcle ou ti-mononcle.
    • Mais avant tout, c’est à son absence de doute qu’on reconnaît le Mononcle véritable. Il débite ses approximations avec une conviction qui l’empêche de percevoir le découragement dans les yeux de ceux qui l’écoutent et mesurent l’étendue de son ignorance. — (David Desjardins, Voir, 13 octobre 2011)
    • La calvitie frontale lui donne vraiment l’air d’un petit mononcle, mais, à 60 ans, le père Jonasz est drôlement plus funky que ça. — (L’Actualité, 5 septembre 2007)
    • Tasse-toi mononcle! : expression utilisée sur la route par une personne qui trouve que le véhicule devant elle est trop lent, notamment en la dépassant ou, (Par extension) par les jeunes qui exigent des vieux qu’ils leur fassent de la place.
      • TASSE-TOI, MONONCLE ! Aussi puissante qu’une moto classique, la Sora peut passer de 0 à 100 km/h en quatre secondes. — (L’Actualité, 28 octobre 2011)
  6. (Familier) (Belgique) Désigne l’oncle d’un de ses parents Référence nécessaire.

Variantes orthographiquesModifier

SynonymesModifier

Quasi-synonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

\mɔ.nɔ̃kl\[1] ou \mɔ.nɔ̃k\

  • Québec : [mɔ.nɔ̃k] Note : Le « l » final n’est pas prononcé.
  • Canada (Shawinigan) : écouter « mononcle [Prononciation ?] »

Voir aussiModifier

  • David Desjardins, La tentation de la mononclitude, Voir, 2011-10-13 : analyse mi-éditoriale mi sociologiques des différentes formes que peut prendre la figure du « Mononcle ».
  1. Hélène Cajolet-Laganière, Pierre Martel et Chantal‑Édith Masson, Louis Mercier, Dictionnaire Usito, Université de Sherbrooke ©, 2019 → consulter cet ouvrage