monopole de la violence

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XXe siècle) Composé de monopole et de violence, calque de l’allemand Gewaltmonopol, concept forgé par le sociologue allemand Max Weber.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
monopole de la violence monopoles de la violence
\mɔ.nɔ.pɔl də la vjɔ.lɑ̃s\

monopole de la violence \mɔ.nɔ.pɔl də la vjɔ.lɑ̃s\ masculin, généralement singulier

  1. (Sociologie) (Droit) (Politique) Caractéristique de l’État comme étant le seul à bénéficier du droit de mettre en œuvre la violence physique sur son territoire.
    • La démocratie apparaît alors comme un espace sociopolitique pacifié dans lequel toute forme de violence physique est exclue, non seulement car le monopole de la violence par l’État fait l’objet d’une contention réglementée, mais aussi parce que la souveraineté populaire n’a plus besoin de la force pour s’exprimer puisqu’elle dispose désormais du bulletin de vote, symbole d’un jeu politique par essence pacifique. — (Sophie Baby, Le mythe de la transition pacifique : violence et politique en Espagne (1975-1982), 2012, ISBN 9788496820913, page 11)

SynonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier