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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) Déverbal de montrer, de monstrare qui donne aussi monstre. Le sens de « petite horloge, cadran » est une spécialisation du sens de « ce qui est montré, ce qui sert à montrer ».

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
montre montres
\mɔ̃tʁ\

montre \mɔ̃tʁ\ féminin

  1. (Vieilli) Action de montrer.
    • Un seul mandat : plaire. Tout pour la montre. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 30.)
    • Je vivais au-dessus de mon âge comme on vit au-dessus de ses moyens : avec zèle, avec fatigue, coûteusement, pour la montre. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 61.)
    • Faire montre de son esprit.
    • Je mis mon zèle à faire montre d’un recueillement exemplaire mais je ne sentis rien. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 83.)
  2. (Vieilli) Ce qui est montré, étalage.
    • ...M. Knag moucha majestueusement deux chandelles de suif sur son comptoir, deux autres dans la montre, et tira de la poche de son gilet sa tabatière... — (Charles Dickens, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, 1885)
    • Je parlai, en regardant Clémentine, d’une comète de diamants que j’avais admirée la veille à la montre d’un joaillier. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 139.)
    • Je lus en effet : CONAN, MERCERIE, sur la glace de la devanture. Il y avait en montre une étoile faite de pelotons de laine et deux premiers communiants de bois, très vernis, gantés de fil et habillés de costumes marins. « On fait aussi de la confection », m’avait-il dit jadis… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 249.)
    • Ils ont vendu pendant dix ans ensemble des couronnes mortuaires pour vivre : à ce propos j'ai vu au cimetière que sa veuve (le pauvre est mort) vient de lui faire élever une belle tombe toute perlée : il est vrai que c'est sa montre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 447)
    1. (Vieilli) Échantillon.
      • Acheter du blé, du seigle sur montre.
    2. (Vieilli) Exposition, marché, foire.
    3. (Vieilli) (Militaire) Désignait autrefois la revue d’une armée, d’un régiment.
    4. (Vieilli) (Textile) Pièce de tissus destinée à être montrée, et de qualité supérieure au tissus normalement produits.
    5. (Vieilli) (Élevage) Désigne, en outre, le lieu que les marchands de chevaux ont choisi pour y faire voir aux acheteurs les chevaux qu’ils ont à vendre.
    6. (Vieilli) Acte mentionnant la liste des gens de guerre qu'un seigneur devait fournir à son suzerain.
  3. Montre fusible : Petit cône réalisé en poterie, dont la fusion, une fois placé dans un four de potier, se fait à une température donnée. Nommée aussi cône d'Orton, ou cône pyrométrique.
    • La tache colorée rose est caractéristique et indique que la montre fusible a servi lors de recuissons de décoration à basse température. — (J. Dumarçay, Un atelier de surdécor à Pondichéry in Arts asiatiques, 1978, Volume 34 Numéro 1 p121)
  4. Montre d'orgue : Jeu d'orgue dont les tuyaux sont placés en façade de l'instrument, ils sont généralement en étain poli.
  5. (Horlogerie) Boîte munie d’un cadran et contenant un mouvement d’horlogerie, que l’on porte sur soi pour savoir l’heure.
     
    Une montre attachée au poignet.
    • Il regarde l’heure à sa montre de Breguet, qu’il croit consulter pour la dernière fois. Il serait bien heureux de la savoir tranquillement pendue à sa cheminée de Paris. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 83)
    • Parmi les montres qui pendaient à la devanture de M. Goulden, il s’en trouvait une toute petite, quelque chose de tout à fait joli. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Jamais aucun oncle n’astreignit aussi implacablement ses petits-neveux à écouter le tic-tac de sa grosse montre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 36 de l’éd. de 1921)
    • A leurs doigts sans cal, brillent de belles bagues d'or ou d'argent. Au poignet, de grosses montres frimeuses et sophistiquées classent leurs propriétaires ; elles peuvent aussi donner l'heure. — (Louis Guillerme, Cafe-Tigui, ou les tribulations africaines d'un apprenti routard, Lulu.com, 2013, p. 124)

SynonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe montrer
Indicatif Présent je montre
il/elle/on montre
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je montre
qu’il/elle/on montre
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
montre

montre \mɔ̃tʁ\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de montrer.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de montrer.
    • Si l’essor du phénomène associatif (loto des pompiers, des musiciens à la Sainte-Cécile, du club du troisième âge, des parents d’élèves, des anciens combattants, des boulistes, de la paroisse, des chasseurs…) atteste de mutations sociales et favorise des ambiances particulières, il montre aussi la permanence des besoins de la communauté. — (Claude Rivière, Les rites profanes, Presses universitaires de France, 1995, page 240)
    • Il se montre d’ailleurs gai et détendu, peut-être un peu pompette, comme je ne l’avais encore jamais vu. — (Frédéric Mitterrand, La Récréation, Éditions Robert Laffont, 2013, page 41)
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de montrer.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de montrer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de montrer.

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • montre sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier