moscoutaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1924) Du nom de Moscou, capitale de l’Union des républiques socialistes soviétiques, et du suffixe -aire avec un t euphonique intercalé.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
moscoutaire moscoutaires
\mɔs.ku.tɛʁ\

moscoutaire \mɔs.ku.tɛʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (Histoire) (Péjoratif) Communiste qui ne jure que par l’Union soviétique et qui suit inconditionnellement ses directives politiques.
    • Le jeune moscoutaire se leva sans une parole et suivit le garçon de salle dans la pièce voisine. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Ile de la terreur, 1933)
    • Voilà, Audibert n’avait pas fait la guerre en Europe, à cinquante-trois ans il n’était que colonel, mais il n’allait pas se laisser déborder par un mélange de fanatiques et de moscoutaires, enfoncement au centre, double enveloppement par les ailes, on en parlerait longtemps, jusqu’à Saint-Cyr ! — (Hédi Kaddour, Les Prépondérants, Gallimard, Paris, 2015)

SynonymesModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
moscoutaire moscoutaires
\mɔs.ku.tɛʁ\

moscoutaire \mɔs.ku.tɛʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (Histoire) (Péjoratif) Qui relaie les directives politiques de l’Union soviétique.
    • Dès l’été 1940, le gouvernement de Vichy diabolise la « monstrueuse alliance du communisme moscoutaire, du radicalisme maçonnique et de la finance juive » qui a « précipité la France dans une guerre idéologique après l’avoir affaiblie ». — (Wikipédia, article « Complot judéo-maçonnique »)
    • Toutes ces publications peuvent se heurter sur divers points de tactique : elles s’accordent toutes en ce qui concerne la guerre, qu’elles détestent communément, et qui, pour eux, est la résultante fatale, soit de l’action fasciste, soit de la propagande moscoutaire. — (Civilis. écr., 1939, page 36-13)


TraductionsModifier

PrononciationModifier


ParonymesModifier