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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Dérivé de mouton avec le suffixe -er.

Verbe Modifier

moutonner \mu.tɔ.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se moutonner)

  1. (Vieilli) Rendre frisé et annelé comme la laine d’un mouton.
  2. (Argot) Dénoncer.
  3. (Intransitif) Se former comme la mer, un lac, une rivière dont les eaux commencent à s’agiter et à blanchir.
    • L’échelonnement des haies
      Moutonne à l’infini, mer
      Claire dans le brouillard clair
      Qui sent bon les jeunes baies.
      — (Paul Verlaine, 13, dans Sagesse, 1875)
    • Ils s’assirent en ligne sur le parapet de granit et regardèrent moutonner les flots. — (Guy de Maupassant , La maison Tellier, 1881, collection Le Livre de Poche, page 17.)
    • Sais-je où s’en iront tes cheveux
      Crépus comme mer qui moutonne
      Sais-je où s’en iront tes cheveux
      Et tes mains feuilles de l’automne
      Que jonchent aussi nos aveux
      — (Guillaume Apollinaire, Marie, dans Alcools, 1913)
  4. (Intransitif) (Littéraire) (Rare) Se presser comme des moutons en troupeau.
    • Quasimodo vit alors distinctement moutonner dans le Parvis un effrayant troupeau d’hommes et de femmes en haillons. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
    • La bande joyeuse moutonnait autour d’un blond jeune homme, cheveux lustrés et bouclés, joues et lèvres peintes du plus bel incarnat, mains potelées et couvertes de pierreries. — (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis, 1890)
  5. (Intransitif) (Désuet) (Élevage) Exercer le métier de moutonnier, de berger itinérant.
    • Nous autres, pauvres, il faut attendre presque la fin de l’existence pour s’arrêter de moutonner, et toi, voilà ! […] — (Roger Boussinot, Vie et mort de Jean Chalosse moutonnier des Landes, 1976)
  6. (Pronominal) Se couvrir de petits nuages blancs qui forment des flocons pressés, en parlant du ciel.
    • Le ciel se moutonne.

PrononciationModifier

RéférencesModifier