n’en avoir rien à cirer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

L'origine de l'expression "n'en avoir rien à cirer" remonte à la moitié du XVe siècle. Lorsque les matelots avaient finit de cirer le pont du navire et que leur supérieur leur demandait de se remettre au travail, ils répondaient qu'ils n'avaient plus rien à cirer.  Référence nécessaire

Locution verbale Modifier

n’en avoir rien à cirer \n‿ɑ̃.n‿a.vwaʁ ʁjɛ̃.n‿a si.ʁe\ (se conjugue → voir la conjugaison de avoir)

  1. (Familier) Se désintéresser ou être totalement indifférent de la chose ou personne en question.
    • Cela lui avait valu des réflexions agacées de son mari qui, lui, n'en avait rien à cirer, des lunes. Elles pouvaient bien être pleines, vides, en croissant, montantes, descendantes, rousses, gibbeuses... […]. Elles n'avaient aucune influence sur lui qui dormait toujours du sommeil du juste, […]. — (Geneviève Biffiger, Hors circuit, Éditions Publibook, 2014, p. 69)
    • — On n’est pas à Questions pour un champion ! Rien à cirer de vos devinettes à la noix ! — (Patrice Delbourg, Faire Charlemagne, Le Cherche midi, Paris, 2016)
    • Tout en songeant à la permission que venait de lui accorder son sup, en dépit de la prise de bec qu'il avait eue le matin même avec lui, Sylvain se rendait parfaitement compte que celui-ci n'allait pas en rester là et qu'il ruminait sa vengeance, mais de cela, il n'en avait rien à cirer. — (Marcel Pizzetti, Rien à cirer de son sup, Éditions Edilivre, 2017, p. 138)

SynonymesModifier

→ voir s’en ficher

TraductionsModifier

PrononciationModifier