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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(fin XIXe siècle)

Locution verbale Modifier

ne faire ni une ni deux \nə fɛʁ ni yn ni dø\

  1. Se décider sur-le-champ, agir immédiatement.
    • Le gros individu ne fait ni une, ni deux, et, prenant au pied de la lettre la proposition du petit monsieur, il le jette par la portière, sur les rails. — (Alphonse Allais, L’Oiseuse Correspondance : Deux et deux font cinq)
    • Ne fairet ni yna ni davet ; ne faire ni une ni deux, parce qu’au jeu du saut, on crie deux fois, une fois pour avertir, une autre fois pour s’élancer — (Germain Pont, Origines du patois de la Tarentaise, ancienne Kentronie, Maisonneuve et Cie, Paris, 1872)
    • Quand on me dit « C’est dangereux »,
      J’y vais, ça ne fait ni une ni deux.
      Et y’a rien besoin qu’on me dise
      Pour que je fasse des bêtises.
      — (Henri Dès, Je fais ce qui me plaît)
  2. (Par extension) Être évident, ne demander aucune réflexion.
    • La vie est un mélange bien compliqué
      Un mélange de destins et de rencontres
      Mais aussi d’amour et d’amitié
      […]
      Chacun la voit comme il le veut
      Chacun la vit comme il le souhaite
      Pour moi ça ne fait ni une ni deux
      La vie est une véritable fête !
      — (Blogue À-coups-de-mots, 2007)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier