FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin novatio, par l’ancien français novation.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
novation novations
\nɔ.va.sjɔ̃\

novation \nɔ.va.sjɔ̃\ féminin

  1. (Droit) Changement par lequel un nouveau titre est substitué à un ancien.
    • Ils ont stipulé dans la transaction qu’il n’y aurait point de novation au premier contrat.
    • Sans novation d’hypothèque.
    • La puissance logique de l’amoureux Popinot triompha des scrupules de César qui persistait à se dire débiteur, à prétendre qu’il fraudait la loi par une novation. — (Honoré de Balzac, César Birotteau, Charles-Béchet, Paris,1839)
  2. Invention révolutionnaire, radicale, disruptive.
    • La novation est une invention dont la puissance symbolique est telle qu’elle bouleverse totalement l’ordre du système dans lequel elle s’inscrit. Sous cet angle, la novation est marginalisée et marginalisante. Elle subit la pression constante des tenants du système dominant pour la réduire ou l’éliminer, le cas échéant. Néanmoins la force interne de la novation conduit, tôt ou tard, à imposer un autre système logique de compréhension du monde et de l’action. Par exemple, dans l’histoire des sciences, la théorie de la mécanique quantique est une novation dans le domaine des sciences de la matière dont les effets sont encore loin d’être repérés. — (René Barbier, Innovation et novation en pédagogie : les expériences dans les écoles de la CCIP, 2010, p. 6-7)
    • [...] la génération de la guerre civile, porteurs exilés de la novation musicale. — (Christian Leblé, « Cristobal Halffter », in Musiciens de notre temps depuis 1945, éditions Plume et SACEM, Paris, 1992, p. 218)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin novatio.

Nom commun Modifier

novation féminin

  1. (Droit) Novation.