FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Emprunt savant au latin obumbrare (« ombrager »), composé de ob- et de umbrare.

Verbe Modifier

obombrer \ɔ.bɔ̃.bʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Ombrager, couvrir de son ombre. Note : Il ne s’emploie guère que dans le sens mystique.
    • Les anges l’obombraient de leurs ailes.
    • Les ailes des anges m’ont obombré, mon cher et respectable ami ; j’ai le brevet pour Ferney plus favorable que je n’avais osé le demander et l’espérer — (Voltaire, Lettre au Comte d'Argental, 3 juin 1759)
    • Quelques poils commençaient à obombrer les commissures de ses lèvres, quoiqu’elle les arrachât soigneusement avec des pinces. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863)
  2. (Littéraire) Assombrir, rendre triste.
    • La proéminence de l’arcade de l’œil, quoique très-élégamment coupée, obombre le regard et ajoute encore à cette mélancolie. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Les caricatures de Goya renferment, dit-on, quelques allusions politiques, mais en petit nombre ; elles ont rapport à Godoï, à la vieille duchesse de Benavente, aux favoris de la reine, et à quelques seigneurs de la cour, dont elles stigmatisent l’ignorance ou les vices. Mais il faut bien les chercher à travers le voile épais qui les obombre. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Mon esprit subtilement actif, que n’obombre aucune inquiétude, sourit à la plus humble et plus aimable pensée, comme ma chair à l’azur, au soleil, et mon cœur à tout ce qui vit. — (André Gide, Journal, II, 1926-1950, Gallimard, Pléiade, 1997, page 232)
    • Les couleurs s’obombrent. — (Alain Damasio, La Horde du Contrevent, Folio SF, 2013, page 205)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier