pâmoison

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Mot dérivé de pâmer, avec le suffixe -aison. (1080) pasmeisun.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
pâmoison pâmoisons
\pɑ.mwa.zɔ̃\
ou \pa.mwa.zɔ̃\

pâmoison \pɑ.mwa.zɔ̃\ ou \pa.mwa.zɔ̃\ féminin

  1. Action de se pâmer, évanouissement, syncope.
    • Deux jours plus tard, elle eut la force de descendre seule au salon, repoussant tout appui, quoiqu’une sueur de défaillance perlât sur son front à peau mince, et que de petites pâmoisons la fissent tressaillir à chaque pas. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 221)
    • Les musiciens tirèrent de leurs instruments un air brutal et voluptueux qui, aussitôt, pénétra l’assistance d’une fiévreuse pâmoison. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Sens figuré) État de bien-être que l’on ressent d’une sensation ou d’une émotion intense.
    • Elle devine comment faire jaillir le plaisir des beaux corps qui se présentent. Habile et douce, attentive, experte et souple, elle est partout à la fois, fabriquant de la pâmoison comme le pressoir fait de l’huile. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
    • Un halètement rauque, régulier et comme tiré des entrailles par un tourment bienheureux se liait à une plainte longue, fêlée, filée, qui, bien qu’humaine, ressemblait au cri des bêtes en pâmoison. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
    • Le nouveau président est présenté comme l’incarnation du bien et fait l’objet d’une couverture dithyrambique par ses fans en pâmoison. — (Nathalie Elgrably-Lévy, La guerre froide relancée par Biden?, Le Journal de Québec, 7 mai 2021)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier