FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du bas latin *pistrire, dérivé de pistrix (« boulangère ») → voir nutrix et nutrire (« nourrice », « nourrir »).
Comparez avec pétrin, du latin pistrinum.

Verbe Modifier

pétrir transitif 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. Détremper de la farine avec de l’eau, la malaxer et en faire de la pâte.
    • Pétrir du pain, un gâteau.
    • Ce boulanger pétrit bien sa pâte, son pain.
    • (Absolument)Ce boulanger pétrit bien.
  2. (Par extension) Presser et malaxer, pour leur faire prendre une forme, en parlant de certaines choses grasses et onctueuses.
    • Pétrir de l’argile.
    • On dit que pétrir, c’est modeler
      Moi je dis que péter, c’est démolir
      — (Stupeflip. L.E.C.R.O.U., extrait de l’album Stupeflip, 2003.)
  3. (Par extension) Presser fortement avec les mains pour donner une autre forme ou pour assouplir.
    • Au voleur ! Au voleur ! A l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel... qu'il hurlait... et de flancher du genou, et de pétrir son menton à main que veux-tu, et de piauler, les yeux au blanc. — (Gérard-Fernand Bianchi, Brune intestine, Éditions Éphémère/Lulu.com, 2015, chap. 12)
  4. (Figuré) Produire un bruit désagréable semblable à ces cris et gémissements.
    • Certains peuples sauvages pétrissent la tête des enfants nouveau-nés.
  5. Façonner d'une matière, d'un matériau, etc.
    • J'ai vu, dans ma longue carrière d'ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n'en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l'hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
  6. (Figuré) (Voix passive) Imbiber de sentiments.
    • Être pétri d'orgueil, de bons sentiments, etc.
    • On pourrait dire de son beau visage aux traits délicats, comme d’ailleurs de toute sa personne, qu’ils sont « pétris de bonté »… elle irradie des plis autour de ses lèvres, de ses yeux clairs délavés, et même des petites poches qu’il a sous les yeux… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 196)
    • Son visage avait la pâleur et l'éclat des perles, ses cheveux la profondeur sombre des nuits étoilées et son tempérament était pétri de bonté et de tendresse. — (David Lelait-Helo, Si l'amour m'était conté: 50 passions du monde entier, Univers Poche, 4 février 2016)

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TraductionsModifier

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PrononciationModifier

RéférencesModifier