palmipède

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin palmipes, palmipedis, « qui a les pieds palmés ».

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
palmipède palmipèdes
\pal.mi.pɛd\

palmipède \pal.mi.pɛd\ masculin et féminin identiques

  1. Qui a les pieds palmés ; dont les doigts sont unis par une membrane.
    • L’albatros est le plus gros des oiseaux palmipèdes ; il est reconnoissable à sa corporance massive qui lui a fait donner le nom de mouton du Cap , en le comparant à ce quadrupède pour sa grosseur ; […]. — (Encyclopédie méthodique : Histoire naturelle des Oiseaux, t.2, article Albatros, Paris, Panckouke & Plomteux, 1784, page 481)
    • Le castor est un mammifère palmipède.
  2. (Par analogie)
    • De tous côtés s’affairait la foule habituelle, jardinant sur ses morts ou déambulant, le cou tendu, avec cette gravité palmipède des gens qui étouffent leurs pas. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 186)

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
palmipède palmipèdes
\pal.mi.pɛd\

palmipède \pal.mi.pɛd\ masculin

  1. (Histoire naturelle) Oiseau nageur palmipède dans la classification de Cuvier.
    • Oh ! nous sommes riches en canards, répondit le naturaliste. Ce genre est d’ailleurs, comme vous le savez sans doute, le plus fécond de l’ordre des palmipèdes. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
    • Près des cours d'eau, des étangs, des marécages, on trouve de nombreux Échassiers et Palmipèdes : d'innombrables cigognes, des hérons, des grues, des bécasses, des bécassines, des poules d'eau, des canards, des sarcelles. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 227)
    • Comme si elle n’eût attendu que cette réflexion, une forte volée de palmipèdes parut à quelques encablures vers l’est, faisant retentir les échos de couin ! couin ! assourdissants. — (Wenceslas-Eugène Dick, Un drame au Labrador, Leprohon & Leprohon, 1897, page 74)
  • Note : le terme Palmipède (avec une majuscule) est parfois employé pour désigner le journal satirique Canard Enchaîné.
    • L’hebdomadaire satirique a été lancé le 5 juillet 1916. Ce centenaire en bonne santé, refusant la publicité et boudant Internet, fait exception dans la presse mondiale. Voici un siècle que ce drôle de palmipède barbote à contresens. — (Aude Carasco, Cent ans de coups de bec du « Canard enchaîné » sur La-Croix.com, Bayard Presse. Mis en ligne le 5 juillet 2016, consulté le 21 mars 2017)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier