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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom commun 2) (XIXe siècle) Alfred Delveau émet l’hypothèse qu’il dériverait des sens argotiques de pantin, « homme sans caractère et donc manipulable » ; ou de Pantin pour Paris, référence à ses habitants et principale cible des voleurs : les bourgeois parisiens[1].

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
pante pantes
\pɑ̃t\

pante \pɑ̃t\ féminin

  1. Toile de crin dont on se sert dans les brasseries.

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
pante pantes
\pɑ̃t\

pante \pɑ̃t\ masculin

  1. (Argot des voleurs) Bourgeois, riche personne[1][2].
    • Mais s’i’ faut que je refroidisse un pante ou deux pour obtenir ce que j’veux, i’feront aussi bien de commencer dès maintenant à boire de l’eau bénite, pa’sque quand j’m’y mettrai, i’ n’auront pas l’temps d’lire la Bible. — (Maë West, Lady Lou, page 148)
    • Je suppose que le meurtrier a dû être attaqué par l'escarpe, comme un simple « pante », et qu'il s'est servi d'une méthode qui lui était familière pour se défendre. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Démon pourpre, 1932)
    • Il s’agissait d’un docteur, médecin le jour et hideux la nuit. Le jour il se conduisait très bien mais la nuit il hantait les bouges, fréquentait les vilaines filles et zigouillait les pantes. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 102)
  2. (Argot des voleurs) Victime, individu crédule ou négligent à qui l’on peut soutirer aisément de l’argent de plein gré comme de force[1][2].
    • Un homme ce n'est pas bâti comme une femme, et aux professionnels, la clientèle préférait de beaucoup des inconnus, des pantes rencontrés dans la rue, des gourdiflots, tu me comprends, Isidore ? — (Jean Lorrain, La maison Philibert, Librairie Universelle, 1904, chap. 22, p. 210)
    • — Une plombe et mèche de poireau ! Pas un laune alentoire… j’vois qu’tringle comme pante, et la neuille qui s’débine !…
      — Calletez, v’la un gnière qui rapplique ! Planque toi, contre le bouclard, j’vais l’faire moi-même, et gâfe bien. Si l’gonse se r’biffe prends ta rallonge, on le refroidit ! En cas d’pet, on s’déhotte, et randève à la piôle pour le pied.
      — (Napoléon Hayard, Dictionnaire Argot-Français, La Maison Hayard, Paris, 1907, page 8)

VariantesModifier

DérivésModifier

Quasi-synonymesModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe panter
Indicatif Présent je pante
il/elle/on pante
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je pante
qu’il/elle/on pante
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
pante

pante \pɑ̃t\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe panter.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe panter.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe panter.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe panter.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe panter.

PrononciationModifier

HomophonesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c Alfred Delveau, Dictionnaire de la Langue Verte, E. Dentu, Paris, 1866 2e édition, page 347-348 (→ consulter cet ouvrage)
  2. a et b Napoléon Hayard, Dictionnaire Argot-Français, L. Hayard, Paris, 1907, page 30 (→ consulter cet ouvrage)