par-devers

Voir aussi : par devers

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De par et devers.

Préposition Modifier

Invariable
par-devers
\paʁ.də.vɛʁ\

par-devers \paʁ.də.vɛʁ\

  1. En la possession de.
    • Conserver de l’argent par-devers soi.
    • Trois nuits avaient déjà passé sur mon dépit que j’avais su garder par-devers moi quatre jours ! — (André Gide, La porte étroite, 1909, Le Livre de Poche, page 87)
    • Ainsi, elle pouvait faire chaque mois, sur la nourriture, de petites économies qu’elle gardait par-devers elle. — (Jean-Jacques Brochier, Odette Genonceau, J'ai Lu, page 59)
    • Convaincu que les juifs détenaient par devers eux l’or et l’argent dont ses caisses étaient privées, il décida de frapper un grand coup en les faisant tous incarcérer. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  2. (Littéraire) Du côté de.
    • Peut-être se demandaient-ils par devers eux où je puisais la force de résister si fermement, quand ils voyaient tous les autres s’effondrer. — (Stefan Zweig, Le Joueur d’échecs, traduction en 1944)
  3. Devant.
    • Se pourvoir par-devers le juge, c’est se pourvoir à son tribunal.

Variantes orthographiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier