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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom 1) (XVe siècle) De l’espagnol parada (« arrêt ») dérivé de parar avec le suffixe -ada, le sens étymologique est celui d’un arrêt (du cheval, du cavalier) pour un passage en revue (voir infra), puis il prend celui de « exhibition des forces militaires en face de l'ennemi », pour ensuite avoir celui, plus général de « exhibition, montre, étalage ».
(Nom 2) (XVIIe siècle) Mot dérivé de parer avec le suffixe -ade.
(Nom 3) (XVIe siècle) De l’espagnol parada (« arrêt ») (voir supra).

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
parade parades
\pa.ʁad\

parade \pa.ʁad\ féminin

  1. Montre, étalage de quelque chose.
    • Cela n’est mis là que pour la parade.
    • Faire parade, faire montre, montrer avec ostentation, tirer vanité d’une chose.
    1. (En particulier) Ce qui est plus pour l’ornement que pour l’usage.
      • Une chambre, un meuble de parade.
      • Un habit de parade.
  2. (Militaire) Revue des troupes allant monter la garde.
  3. Ensemble de scènes burlesques que les bateleurs donnent au peuple à la porte de leur théâtre pour engager à y entrer.
    • Si j'étais pas faignante je me mettrais à faire les boîtes de nuit, sérieusement, la noce sans m'amuser, j'y parviendrais : tendre ma joue à embrasser, comme un paillasse à la parade tend sa joue à claquer. — (Léon Frapié, La divinisée: roman d'une femme, éd. E. Flammarion, 1927, p. 225)
  4. (Par extension) Vain semblant, étalage plein de fausseté.
    • Ses larmes n’étaient qu’une parade.
    • Il jouait une parade.
    • Cette cérémonie ne fut qu’une parade.
  5. (En particulier) Démonstrations qui ne sont qu’une comédie.
  6. (Québec) Défilé. Note : Cette acception d’inspiration anglaise est critiquée par le Bureau de la traduction du gouvernement du Canada, qui recommande d’y substituer défilé.
    • Parade de la fierté gaie à Montréal.
    • Écrasée par un conducteur néonazi, une manifestante a pourtant payé de sa vie son opposition à la parade de Charlottesville, qui rassemblait, le week-end dernier, suprémacistes blancs, sudistes nostalgiques de l’esclavage et du général Lee, militants de l’« alt-right » (extrême droite) et autres humanistes du Ku Klux Klan, tous unis, bras tendu, batte de base-ball en main, slogans antisémites et anti-« nègres » aux lèvres, pour hurler leur « fierté d’être blancs ». — (Frédéric Pagès, Tirs à blancs, Le Canard Enchaîné, 16 août 2017, page 1)

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
parade parades
\pa.ʁad\

parade \pa.ʁad\ féminin

  1. (Escrime) Action de parer un coup.
    • D'un coup de parade, il brisa une épée, d'un coup de pointe il troua une poitrine. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Se mettre à la parade.
    • Manquer à la parade.
    • S’attendant à la paire de claques, prélude de la raclée, l’avant-bras déjà presque levé pour la parade habituelle, Camus en demeura un instant muet de stupéfaction. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  2. Riposte.
    • Ne pas être heureux à la parade, ne pas savoir riposter à une plaisanterie, à une raillerie, à un reproche.
    • Il ne trouva point de parade. — (Joseph Kessel, L’équipage, Gallimard, 1969, page 101)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Nom commun 3Modifier

Singulier Pluriel
parade parades
\pa.ʁad\

parade \pa.ʁad\ féminin

  1. (Équitation) Arrêt d’un cheval qu’on manie.
    • La parade consiste à arrêter son cheval court sur place, tout en lui faisant rapprocher les pieds postérieurs près du centre de gravité et affaisser la croupe, de manière à recevoir sur l'arrière main la plus grande partie du poids de tout le corps ; et en le forçant immédiatement après à faire le lever du devant, c'est-à-dire à quitter un instant le sol des pieds antérieurs, environ quinze à trente centimètres, pendant que la croupe est affaissée. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, p.246, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe parader
Indicatif Présent je parade
il/elle/on parade
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je parade
qu’il/elle/on parade
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
parade

parade \pa.ʁad\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de parader.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de parader.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de parader.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de parader.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de parader.

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • parade sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

Du français parade.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
parade
\pə.ˈreɪd\
parades
\pə.ˈreɪdz\
 
parade

parade

  1. Pompe.
  2. Défilé
  3. Parade

Verbe Modifier

parade \pə.ˈreɪd\ transitif

  1. Défiler.
  2. Parader.

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • parade sur l’encyclopédie Wikipédia (en anglais)  

DanoisModifier

ÉtymologieModifier

Du français parade.

Nom commun Modifier

parade neutre

  1. Pompe.

Voir aussiModifier

  • parade sur l’encyclopédie Wikipédia (en danois)  

IndonésienModifier

ÉtymologieModifier

Du néerlandais parade.

Nom commun Modifier

parade

  1. Parade.

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

Du français parade.

Nom commun Modifier

parade

  1. Pompe.

SynonymesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 99,6 % des Flamands,
  • 99,7 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • parade sur l’encyclopédie Wikipédia (en néerlandais)  

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]