FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) De paume. « Toucher de la paume », « prendre dans la paume », sens qui subsiste dans l’expression « se faire paumer ». À l’époque moderne, le sens de « prendre » s’est inversé et a donné « perdre », « égarer », pour ensuite acquérir une version pronominale.

Verbe Modifier

paumer \po.me\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se paumer)

  1. (Familier) Perdre, égarer.
    • J’ai encore paumé mon portefeuille.
    • Il a l'air emmerdé d'un mec qui a paumé le corbillard de sa femme dans un encombrement de la circulation. — (San Antonio, Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9, Fleuve noir, 2000)
  2. (Vieilli) Frapper.
  3. (Argot) Prendre, attraper, empoigner.
    • — Dis donc, vieux, moi, ton salut, je m’en fous, mais il y a le commandant, là derrière, qui vient d’en paumer trois et de prendre leurs noms !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 45)
    • 1er janvier 1941 – C’est le genre de benêt qui se fera paumer un jour par une rousse pétroleuse, ou une entraîneuse entre deux âges. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 122)
  4. (Pronominal) (Familier) Se perdre, s’égarer.
    • On s’est paumés dans le brouillard.
  5. (Intransitif) (Familier) Perdre à un jeu.
    • Celui qui paume paie le restau !

Apparentés étymologiquesModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier