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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de perdrix avec le suffixe -eau. (1376) perdrïaux ; (1532) perdreaux.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
perdreau perdreaux
\pɛʁ.dʁo\

perdreau \pɛʁ.dʁo\ masculin

  1. Perdrix de l’année, jeune perdrix.
    • Les perdreaux se doivent manger rôtis : on les vuide, on les pique : on les fait cuire de belle couleur. — (Pons Augustin Alletz, L’agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
    • Au moment de servir, déballez, débridez et dressez; passez à l’étamine le jus égoutté, ajoutez-le à une sauce financière demi-liée, et saucez les perdreaux. — (Paul-Benjamin Chareau, Science du bien vivre ou monographie de la cuisine, Paris : chez Martinon, 1844, p. 168)
    • Vous savez que les perdreaux vont par bandes, et nichent ensemble aux creux des sillons pour s’enlever à la moindre alerte, éparpillés dans la volée comme une poignée de grains qu’on sème. — (Alphonse Daudet, Les émotions d’un perdreau rouge, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 219.)
  2. (Argot) Flic, policier.
    • – J’ai des ennuis, dit-il. Il faut que je te voie tout de suite. Mais pas chez toi. Tu n’as pas reçu la visite des perdreaux ? — (André Héléna, L’Article de la mort, Fleuve Noir, Paris, 1965)
    • Vous voulez que le Mexicain se retourne dans sa tombe. Sa fille recherchée par les perdreaux ; y'a vraiment des fois où vous déconnez ferme hein...— (Georges Lautner, Les tontons flingueurs)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   perdreau figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : police.

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

« perdreau », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage