Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1370) Du latin persuadere.

Verbe Modifier

persuader \pɛʁ.sɥa.de\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se persuader)

  1. Amener quelqu’un à croire ou à vouloir quelque chose.
    • Ces malfaiteurs littéraires voudraient persuader de tels hommes qu'ils n'ont pas besoin d'excuse et que leur conduite se conforme au dictamen de la nature. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L'Église de Jésus, 1926, pp. 188-189)
    • Existe-t-il un type de preuves incontournables qu’il suffirait d’évoquer pour persuader de la justesse de sa position ses opposants les plus tenaces ? — (Louis Dubé, L’argument déterminant et les théories du complot, dans Le Québec sceptique, n° 67, automne 2008, p. 5)
    • J’étais écœurée de son attitude, elle jouait les étonnées et essayait de me persuader que c'était Jojo qui avait tapé ce courrier. Elle devait se payer ma tête, mais plus elle essayait de me persuader, plus elle s'enfonçait, […]. — (Catherine Podgorski, Charlatan, Scélérat, Menteur! Je vous présente mon employeur, Éditions Publibook, 2001, p. 68)
    • Cette publicité m’a persuadé d’acheter une voiture plus puissante. — Il m’a persuadé de la sincérité de ses intentions.
  2. Faire croire, inspirer quelque chose à quelqu’un.
    • Persuader une vérité à quelqu’un.
    • Elle avait eu l’art de lui persuader que son mari, le plus débonnaire des hommes, était un monstre de jalousie. — (Prosper Mérimée, H. B., 1850)
    • C’est, dit-on, l’abbé Gallois, conseiller de Colbert, qui réussit à persuader les deux frères à rendre visite au ministre. — (Robert Brasillach, Pierre Corneille, Troisième partie, ch. IV, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1938, p. 395)
    • Mais je vais tâcher de persuader à nos prisonniers que nous sommes décidés à payer. — (Robert Brasillach, La Conquérante, Cinquième partie, ch. ii, Librairie Plon, 1943, p. 263)
    • Les ouvriers vaincus sont persuadés que leur insuccès tient à la vilenie de quelques camarades qui n’ont pas fait tout ce qu’on avait le droit d’attendre d’eux ; de nombreu­ses accusations de trahison se produisent. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La Morale des producteurs, 1908, p. 358)
    • On peut persuader (et se persuader) d'idées douteuses ou fausses par de mauvaises raisons ou par des théories non valides, ou encore parce que l'"esprit est la dupe du coeur". — (Raymond Boudon, L'art de se persuader, Fayard, 1990)
  3. (Vieilli) Faire admettre quelque chose à quelqu’un par la persuasion.
    • Il rejetait sa faute sur celui qui lui avait persuadé de la faire. — (Académie française, in Joseph Hanse, Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne)
    • On a su persuader aux Parisiens que la haine de Wagner est le commencement de la revanche. — (Georges Servières, Richard Wagner jugé en France, 1887.)

se persuader pronominal

  1. Croire ; s’imaginer ; se figurer.
    • Il essaya de se persuader qu’il était à l’aise et en sécurité ; mais bientôt, l’indéfinissable inquiétude de l’animal sociable, abandonné dans la solitude, le tourmenta. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, 1921, page 328)
    • Des personnes âgées, par exemple, pour se persuader d'avoir eu une vie réussie, viennent à idéaliser les activités et les relations de leur passé. — (Joël Pralong, Le courage d'être soi-même, Editions des Béatitudes, 2018)

Apparentés étymologiquesModifier

AntonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

RéférencesModifier

InterlinguaModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Verbe Modifier

persuader \pɛr.su.a.ˈdɛr\ (voir la conjugaison)

  1. Persuader.