philologie

Voir aussi : Philologie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Mot dérivé de philo, avec le suffixe -logie.
(fin du XIVe siècle)[1] Du latin philologia (« amour des lettres »)[1], lui-même emprunté au grec φιλολογία, philología (« amour des lettres ») ; voir philologue.
Le sens a évolué de « érudition, connaissance des lettres, des textes » vers « étude scientifique d'une langue, d’un corpus littéraire », probablement sous l’influence de l’allemand[1] ; la Realphilologie , désignant la discipline établie par Friedrich August Wolf.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
philologie philologies
\fi.lɔ.lɔ.ʒi\

philologie \fi.lɔ.lɔ.ʒi\ féminin

  1. (Didactique) Science qui étudie les textes anciens, à partir des manuscrits subsistants, et établit les règles pour les éditer.
    • Lorsque je fis connaissance de celle qui allait devenir ma femme, elle ne comptait pas encore dix-huit printemps. J’en accusais, pour ma part, presque le double, et ma situation de maître-assistant à la faculté (chargé d’un cours hebdomadaire de poésie anglaise, et de quelques travaux pratiques de philologie saxonne), tout en me nimbant d’une aura particulièrement magnétisante pour une jeune fille aux goûts détestablement romantiques, me semblait être un fossé supplémentaire à notre alliance. — (Alain Demouzon, Mes crimes imparfaits, 1978)
    • On peut dire sans exagération que la philologie, qui vient de se constituer récemment en science positive, est un auxiliaire inattendu de l'histoire. — (Anatole France, La vie littéraire, Première série, 1892)
    • La nécessité de pousser aussi loin que possible mes études d'exégèse et de philologie sémitique m'obligea d'apprendre l'allemand. — (Renan, Souvenirs d'enfance et de jeunesse, 1897)
    • Comme tout ce que l’on fait à fond, la philologie commence à me passionner. Je m’émerveille de penser que les langues ne se fabriquent pas au hasard. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, entrée du 29 mars 1941, page 154)
    • Érasme est bien le témoin d'une nouvelle philologie travaillée par le principe d'individualité, face à certains de ses contemporains, tel Louis de Berquin, qui, traduisant en 1525 son ouvrage l’Encomium matrimonii en fait le manifeste d'un nouvel esprit collectif. — (Dominique de Courcelles, Philologie et subjectivité, 2002, page 6)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier