Voir aussi : pieté, piète

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Vers 980) pietad (« pitié »). Du latin pietas, désignant le sentiment dû aux dieux et aux parents et dérivé de pius, pieux au sens religieux ou profane.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
piété piétés
\pje.te\
 
Pélican et sa piété (sens héraldique)

piété \pje.te\ féminin

  1. (Religion) Dévotion, attachement aux devoirs et aux pratiques de la religion.
    • La piété est une vertu de femme que les femmes seules se transmettent bien, et la marquise était un enfant du dix-huitième siècle dont les croyances philosophiques furent celles de son père. Elle ne suivait aucune pratique religieuse. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Je me revois tout chétif, tout mièvre, suivant les cours du catéchisme, où j’arrivais bon premier. Ma piété, mon application épataient le bon curé, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 247)
    • Installée près du lit, […] elle baisait, une à une, des images de piété insérées dans un livre vêtu de drap noir. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Loin de paraître comme inconciliables avec la piété, les commentaires nouveaux pouvaient sembler à certains mystiques parisiens un compromis heureux entre le néoplatonisme augustinien, l’abélardisme aristotélicien et l’esprit positif des savants ou des astrologues. — (Matthieu-Maxime Gorce, L' essor de la pensée au moyen âge : Albert le Grand - Thomas d'Aquin, Paris : Letouzey et Ané, 1933, Slatkine Reprint, 1978, p. 55)
  2. Sentiment humain tels que l’amour pour ses parents, le respect pour les morts, etc.
    • De qui cette lettre ? Pas de sa famille ; une fille ne garde pas, lorsqu’elle est femme, de piété filiale assez forte pour embrasser une lettre de ses parents. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • En retrait pendant les trois ans de deuil national Kim Jong Il allait apparaître comme un parangon de piété filiale — (Philippe Pons, Corée du Nord, un État-guérilla en mutation, éditions Gallimard, avril 2016, page 210)
  3. (Héraldique)
    1. (1e interprétation) Nom donné aux gouttes de sang qui s’écoulent du bec du pélican.
      • D’azur à un pélican contourné avec sa piété, sur son aire, surmonté d’une trangle tréflée de trois pièces, le tout d’argent, qui est de Vivoin → voir illustration « pélican et sa piété »
    2. (2e interprétation) Nom donné à l’ensemble de la scène représentant un pélican, son aire, ses trois oisillons et les gouttes de sang qu’il fait jaillir de sa poitrine avec son bec. Selon cette interprétation, c’est le sacrifice du pélican adulte pour nourrir ou ressusciter ses petits qui est un signe de piété, de dévouement. On blasonne alors à la piété de. Si le sang à une couleur particulière, il sera blasonné ensanglanté ou dégoutant.
      • D’azur, à la piété d’argent, ensanglantée de gueules — (Le Blason, dictionnaire et remarques, Comte Amédée de Foras, 1883, consultable sur Gallica)

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe piéter
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
piété

piété \pje.te\

  1. Participe passé masculin singulier de piéter.

PrononciationModifier

  • France : écouter « piété [pje.te] »

ParonymesModifier

Voir aussiModifier

  • piété sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier