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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir pied et nickelé L’expression argotique avoir les pieds nickelés, « refuser d’agir, être paresseux » a déjà fait le titre d’une pièce de Tristan Bernard (Les Pieds Nickelés, 1895) mais elle a été popularisée en France par le nom des trois héros peu recommandables d’une série de fascicules de bandes dessinées : les Pieds Nickelés, petits filous sans envergure illustrés d’abord par Louis Forton, apparaissent en 1908 dans les premiers numéros de l’Épatant, leurs coups tournent souvent mal et les entraînent fréquemment en prison, d’où le sens actuel.

Locution nominale Modifier

pieds nickelés \pje.ni.kle\ pluriel mais on trouve aussi le singulier masculin

  1. (Droit) Archétype du malfaiteur médiocre.
    • Ce sont les pieds nickelés, ce n’est pas le braquage de l’année. — (la Voix du Nord, 05/10/2010)
    • Trois mois de prison avec sursis pour le pied nickelé de la cambriole. — (Midi Libre, 17/03/2010)
    • Rondot, qui se décrit comme un militaire, fidèle et loyal, ne veut pas passer pour un « pied nickelé de l’espionnage ». — (Rfi, « De Villepin à l’épreuve d’un ancien maître espion », 05/10/2009)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Saint-Maurice-de-Beynost) : écouter « pieds nickelés [Prononciation ?] »
  • France (Toulouse) : écouter « pieds nickelés [Prononciation ?] »