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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) De pisser et vinaigre.

Nom commun 1 Modifier

(orthographe traditionnelle)
Invariable
Masculin
et féminin
pisse-vinaigre
\pis.vi.nɛɡʁ\
(orthographe rectifiée de 1990)
Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
pisse-vinaigre pisse-vinaigres
\pis.vi.nɛɡʁ\

pisse-vinaigre \pis.vi.nɛɡʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (Familier) Personne morose, revêche, sans humour, esprit chagrin.
    • Il y eut un dîner à mourir d’ennui tant ces gens firent de salamalecs ; ils avaient avec eux leur fils, un muscadin, un pisse-vinaigre en perruque. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957. Traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959. p. 103)
    • Il est plutôt pisse-vinaigre, je compte sur toi pour le dérider !
  2. (Vieilli) Personne avare.

SynonymesModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

(orthographe traditionnelle)
Invariable
pisse-vinaigre
\pis.vi.nɛɡʁ\
(orthographe rectifiée de 1990)
Singulier Pluriel
pisse-vinaigre pisse-vinaigres
\pis.vi.nɛɡʁ\

pisse-vinaigre \pis.vi.nɛɡʁ\ masculin

  1. Surnom de l’uropyge, arachnide tropical qui sécrète un répulsif acide et malodorant pour se protéger de ses prédateurs.
  2. Surnom de l’aplysie.
    • Mon attention allait surtout vers une bestiole molle et assez informe que j’aimais prendre dans mes deux mains réunies. Les pêcheurs l’appelaient « pisse-vinaigre ». C’était une compagne de jeu passive et complaisante une fois qu’elle avait émis son encre rouge. Je réalise aujourd’hui combien son surnom lui convenait depuis que l’illustre mollusque nobélisé à Stockholm est devenu le modèle biologique de l’anxiété. Qu’est-ce qu’un anxieux sinon un pisse-vinaigre ? — (Jean-Didier Vincent, Voyage extraordinaire au centre du cerveau, Odile Jacob, Paris, 2007)
  3. Autre nom de l’épine-vinette.
    • PISSE-VINAIGRE, s. m. — Épine-vinette, Berberis vulgaris. — Corruption fort étrange d’épine-vinette. Le goût acide des baies a d’abord fait transformer vinette en vinaigre ; puis épine-vinaigre ne voulant rien dire, on a compris que de manger de ces baies faisait uriner acide. D’où pisse-vinaigre. — (Nizier du Puitspelu, Le Littré de la Grand’Côte, Académie du Gourguillon, Lyon, 1895)

TraductionsModifier