Français modifier

Étymologie modifier

(Nom commun 1) (XVIIIe siècle) Dérivé de plomb, avec le suffixe -ière.
(Nom commun 2) Par ellipse de la locution crème à la Plombières (première attestation en 1822[1]) puis crème plombière, avec antonomase du toponyme, Plombières-les-Bains étant un lieu de villégiature chic aux xviiie et xixe siècles[1]. La locution à la Chantilly, qui a donné la chantilly, est construite et a évolué de la même façon.
D’autres explications ont pu être avancées pour le nom de la crème glacée, comme le nom du récipient, une sorte de sorbetière dans laquelle elle était fabriquée à l’origine (mais d’autres glaces l’étaient tout autant, qui n’ont pas pris ce nom) ou un rapport avec l’entrevue de Plombières en 1858, mais les premières attestations sont plus anciennes.

Attestations historiques modifier

  • (XVIIIe siècle) A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Plombière […]. — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)

Nom commun 1 modifier

Singulier Pluriel
plombière plombières
\plɔ̃.bjɛʁ\
 
Une plombière (1)

plombière \plɔ̃.bjɛʁ\ féminin

  1. (Plomberie) Ouvrière chargée des travaux de plomberie, comme les canalisations d’eau, particulièrement à domicile (pour un homme, on dit : plombier).
    • On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que, pour la fourniture et l’établissement de la canalisation des fontaines de Paris, la municipalité parisienne avait fait marché avec une femme, Barbe Lequeux, qui était qualifiée plombière de la ville. Il est vrai que, dans cette grosse entreprise, elle avait succédé à son mari, mais il faut croire qu’elle s’y était montrée digne de la confiance accordée à celui-ci puisqu’elle en était restée chargée. — (Gustave Fagniez, « La Femme et la Société française dans la première moitié du xviiie siècle », dans Revue des Deux Mondes, 1911, page 562 [texte intégral])
    • Plombière au centre hospitalier de Moulins-Yzeure, Carole-Anne Terranova détonne dans une profession très majoritairement exercée par des hommes. — (Ariane Bouhours, « Au centre hospitalier de Moulins-Yzeure (Allier), le plombier peut aussi être une plombière », dans La Montagne, 8 mars 2021 [texte intégral])
  2. (Désuet) Épouse d’un plombier[2].
  3. (Industrie minière) (Vieilli) Mine d’où on extrait du minerai de plomb.
    • Henri de Gueldre, élu de Liège, renonce au droit qu’il peut avoir à une plombière récemment découverte dans le bois, […]. — (Actes des princes-évèques de Liège: Hugues de Pierrepont, 1200-1229, éd. Palais des académies, 1941)
  4. (Désuet) Sorbetière.

Vocabulaire apparenté par le sens modifier

  •   plombière figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : urgence.

Traductions modifier

Nom commun 2 modifier

Singulier Pluriel
plombière plombières
\plɔ̃.bjɛʁ\
 
Coupe de plombière (2)

plombière \plɔ̃.bjɛʁ\ féminin

  1. (Cuisine) (Vieilli) Entremets préparé avec des amandes[3].
  2. (Cuisine) Crème glacée contenant de la macédoine de fruits confits marinée dans un alcool (probablement originellement du marasquin, puis du kirsch, ou du cognac, de l’armagnac…).

Variantes orthographiques modifier

Sorte de glace (2) :

Synonymes modifier

Entremets (1) :

Sorte de glace (2) :

Traductions modifier

Forme d’adjectif modifier

Singulier Pluriel
Masculin plombier
\plɔ̃.bje\
plombiers
\plɔ̃.bje\
Féminin plombière
\plɔ̃.bjɛʁ\
plombières
\plɔ̃.bjɛʁ\

plombière \plɔ̃.bjɛʁ\ féminin

  1. Féminin singulier de plombier.

Prononciation modifier

Anagrammes modifier

Modifier la liste d’anagrammes

Voir aussi modifier

Références modifier

Sources modifier

  1. a et b Jacques Boffy, La glace Plombières - Origine.
  2. « plŭmbum », dans le FEW (Französisches Etymologisches Wörterbuch), volume 9, page 97, 1922-2002 → consulter cet ouvrage
  3. Marie-Antoine Carême, Pâtissier royal parisien, tome II, Jean-Gabriel Dentu, Paris, 1815, page 142

Bibliographie modifier

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