Voir aussi : poete, poète, poété

FrançaisModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
poëte poëtes
\pɔ.ɛt\

poëte \pɔ.ɛt\ masculin (pour une femme, on peut dire : poëtrice, poëtesse)

  1. Variante orthographique de poète en usage avant la réforme orthographique française de 1878.
    • Et c’est pour cela qu’il ne cite point, parce que plusieurs de nos plus celebres Orateurs & de nos plus grands Poëtes y ont travaillé, & qu’on a creu s’en devoir tenir à leurs sentimens. — (Le dictionnaire de l'Académie françoise, 1694)
    • PHILISTION, de Magnésie, poëte mimique, ou composeur de farce, vivoit à Rome peu après Horace. — (Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'Histoire sacrée & profane, édition revue et refondue par ‎Étienne François Drouet &‎ Claude Pierre Goujet, Paris : Les Libraires associés, 1759, vol. 8, page 291)
    • On nous fait du langage des premiers hommes des langues géometres, et nous voyons que ce furent des langues des poëtes. — (Jean-Jacques Rousseau, Essai sur l'origine de langues, 1781, page 9)
    • Les hirondelles ont pensé, a dit un poëte, que l’on avait bâti l’arc de triomphe de l’Étoile pour elles. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
    • Vos recherches et vos suppositions sont fort ingénieuses, et d’un poëte autant que d’un antiquaire. — (George Sand, Jeanne, 1844)
    • Les poëtes les plus célèbres, Lope de la Vega et Calderone, ont été des soldats d’aventure, des volontaires de L’Armada, des duellistes et des amoureux […]. — (Hippolyte Taine, Philosophie de l’art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 12)
    • Depuis le mois de janvier, en effet, la bonne société de Lausanne se pressait dans les salons du poëte, qu'elle encourageait et récompensait par ses bravos, […]. — (Gustave Desnoiresterres, Voltaire et la société au XVIIIe siècle, 5e série : Voltaire aux Délices, 2e éd., Paris : chez Didier & Cie, 1875, page 298)
    • Tous les Poëtes de « La Proue » cinglent vers l’Avenir. Ils ne veulent pas rendre <prendre?> place dans une barque remorquée. — (Éditorial de « La Proue », Revue des Poëtes indépendants, no 1 de mai-juin 1929)

AnagrammesModifier

RéférencesModifier