Ouvrir le menu principal

Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Adjectif, nom 1) Du latin podager (« qui a la goutte aux pieds ») dérivé du grec ancien ποδαγρός, podagros (« id. »). Forme savante du doublet formé avec la forme populaire poacre en ancien français, puis pouacre.
(Nom 2) Du latin podagra.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
podagre podagres
\pɔ.daɡʁ\

podagre \pɔ.daɡʁ\ masculin et féminin identiques

  1. Qui a la goutte aux pieds.
    • Les enfans ne sont guères podagres avant l’âge de puberté ; à moins qu'ils ne tiennent cette maladie de leurs parens. — (Ludwig Gottfried Klein, Le médecin interprète de la nature, ou Recueil de pronostics, t.1, p.251, 1775)
    • Le général était podagre depuis longtemps et ne pouvait se déplacer qu'avec d'extrêmes difficultés ; aussi se faisait-il porter par ses soldats. — (Augustin Redondo, Antonio de Guevara (1480? - 1545) et l'Espagne de son temps, p.423, Droz, 1976)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
podagre podagres
\pɔ.daɡʁ\

podagre \pɔ.daɡʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (Par extension) Personne goutteuse, quelle que soit la partie du corps atteinte de la goutte.
    • Les podagres doivent-ils s'abstenir entièrement de vin ? Il y a un axiome populaire qui dit : buvez ou ne buvez pas de vin , et vous n'en aurez pas moins la goutte. — (Édouard Monneret & Louis Fleury, Compendium de médecine pratique, t. 4, p.357, Béchet jeune & Labbé, 1841)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
podagre podagres
\pɔ.daɡʁ\

podagre \pɔ.daɡʁ\ féminin

  1. (Médecine) Affection goutteuse des pieds.
    • A ces mots, don Manuel Solano affectant une gravité doctorale, demande au goutteux si c'est la chiragre ou la podagre qui le tourmente. — (Étienne François de Lantier, Voyage en Espagne du Chevalier Saint-Gervais, officier francais, t.2 , p.39, Arthus-Bertrand, 1809)
    • Mais elle était si chancelante, ses os paraissaient si minces qu'on craignit d'abord d'aller à Braux, au pèlerinage de Saint Vincent pour la faire passer sous le châsse miraculeuse qui délie les petits pas et chasse les podagres. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 28)

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier